Publié le: mer, Mai 29th, 2019

“Rocketman” : Dexter Fletcher met Elton John sur le divan

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Avec “Rocketman”, Dexter Fletcher réussit son film sur Elton John (souhaité et imaginé, dès le début, par le chanteur lui-même) en alliant de manière originale comédie musicale et… psychanalyse.

Il y a des premiers plans qui, comme les premières lignes d’un bon roman, marquent d’emblée un long métrage. Les premières images de Rocketman sont de ce type. Elton John surgit, au fond d’un couloir : en contre-jour, sa silhouette en ombre chinoise apparaît la première, ou plutôt celle de son costume de scène, une combinaison dotée de grandes ailes. Le chanteur qui s’approche peu à peu porte une coiffe à cornes et des lunettes à la monture perlée en forme de cœur.

Point de non-retour

Un accoutrement extrême, comme le symbole du stade ultime : Elton John est au sommet, mais c’est aussi le point de non-retour pour le chanteur dévasté par l’alcool, la drogue et une foule d’autres addictions. Brusquement, on retrouve l’homme (brillamment interprété par Taron Egerton) dans une réunion d’alcooliques anonymes. Comme pour annoncer que cette fois, il se prend en charge. Il est à bout de forces, à cran. Et une femme l’interroge, précisément comme s’il était sur un divan. La psychanalyse peut commencer. Le film aussi.

Rocketman est le cinquième film de Dexter Fletcher, réalisateur du multi-oscarisé Bohemian Rhapsody. Il utilise ce fil, l’analyse, pour poser les questions, comme autant de chapitres de la vie (ou plutôt d’une partie de la vie, en gros les quarante premières années) du chanteur. Les (…)

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