Publié le: jeu, Mai 7th, 2020

notre deuxième tour du monde des plus belles œuvres face au coronavirus

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Les street artistes du monde entier s’en sont visiblement donné à coeur joie lors de leurs brèves sorties en temps de confinement pour égayer les murs des villes, rendre hommage aux soignants, bousculer le virus et rappeler les consignes de sécurité face à la pandémie.

 

 

Début avril, nous avions déjà réuni pour vous plus d’une quinzaine d’oeuvres de street art réalisées en temps de pandémie partout sur la planète. Nous avons depuis continué à suivre de près l’éclosion des oeuvres réalisées autour du monde et la récolte a été bonne, au-delà des espérances. De quoi vous proposer un nouveau tour du monde riche en talents, en humour et en réflexions. Les voici.

Harry Greb (Rome, Italie)

Cet artiste italien qui a pris pour pseudo le nom d’un boxeur américain mort tragiquement il y a un près d’un siècle, s’est fait connaître avec ses oeuvres pleines d’esprit disséminées dans le quartier romain du Trastevere. La pop culture, Bruce Lee, le kung fu et le film Kill Bill de Tarantino sont quelques-unes de ses obsessions. Il a représenté ici une soignante (en costume de Kill Bill) combattant le coronavirus et le menaçant d’un “Laisse-nous tranquilles“. 

 

Eme Freethinker (Berlin, Allemagne)

Love au temps du corona” a simplement écrit Eme Freethinker le 26 avril 2020 sur Instagram en légende de cette oeuvre réalisée sur ce qu’il reste du mur de Berlin, montrant un improbable baiser masqué entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump.

Maupal (Rome, Italie)

Un beau clin d’oeil à Tom & Jerry pour rappeler la nécessité de la distanciation sociale : “Un mètre !!!“, intime l’insolente petite souris Jerry au chat Tom. Dans son post Instagram du 29 avril 2020, l’artiste urbain italien Mauro Pallotta explique avoir voulu à la fois rendre hommage à l’animateur et réalisateur américain Gene Deitch, mort le 16 avril à l’âge de 95 ans, et dire son espoir que les nouvelles habitudes de distanciation deviendront un signe de respect les uns pour les autres.

Combo (Paris, France)

Cette infirmière (ou médecin) en Superwoman interpelle les passants du boulevard Beaumarchais (Paris 11e). “Certains héros portent des capes, d’autres portent des masques“, a écrit le 18 avril sur Instagram le street artiste parisien Combo Culture Kidnapper, connu pour ses détournements subversifs de figures de la pop culture. 

Alessio B (Padoue, Italie)

“Nous devons encore rester à la maison“, rappelle l’artiste italien le 10 avril sur Instagram en légende de son pochoir d’E.T.

Kobra (Sao Paulo, Brésil)

Nous surmonterons cela ensemble, mais séparés. Ou séparés, donc ensemble“, a écrit le 5 avril sur Instagram l’artiste brésilien connu pour ses fresques colorées et ses engagements humanitaires. “En ces temps d’isolation sociale necéssaire, nous devons garder la foi. Quel que soient notre emplacement géographique et notre religion, nous sommes unis dans la même prière (…) : trouver une solution à cette pandémie.”  

Harry Greb (Rome, Italie)

Pour fêter l’anniversaire de Rome, fondée selon la légende le 21 avril moins 753 avant J.C. de la main de Romulus, l’artiste italien Harry Greb (voir plus haut) lui a rendu hommage avec cette oeuvre représentant l’actrice de Mamma Roma (film de Pier Paolo Pasolini, 1976) Anna Magnani.

Franko Dine (Albanie)

Je t’aime mais reste loin de moi“, a écrit l’artiste albanais le 28 mars pour accompagner la photo de son oeuvre, en référence à la distanciation sociale qu’impose la pandémie. 

Melbourne Murals (Melbourne, Australie)

Dédiée aux “héros en première ligne”, cette superbe peinture collective réalisée à Blackrock, une banlieue de Melbourne, est dédiée à tous les soignants, dépeints comme des anges gardiens face à la pandémie.

Stinkfish (Chicago, Etats-Unis)

Un mur visionnaire puisque réalisé en juin 2019 à Chicago par cet artiste né au Mexique et élevé à Bogota (Colombie), spécialisé dans les portraits colorés. Reposté le 20 mars sur son compte Instagram, avec ce commentaire : Etat de Terreur, Resistance intermittente…

Xamoosh (Téhéran, Iran)

Impossible de traduire le texte, seul le hashtag en anglais qui accompagne le post instagram de cet artiste daté du 11 mars indique “N’ayez pas peur“. 

TV Boy (Barcelone, Espagne)

Cette Joconde masquée dont le portable est braqué sur nous est baptisée Mobile World Virus. Elle est signée de l’artiste italien TV Boy, qui n’est pas loin de remporter pour nous, avec son compatriote Harry Greb, la médaille des plus belles (et malicieuses) oeuvres en temps de coronavirus. La suivante est aussi de lui.

TV Boy (lieu indéterminé)

L’artiste italien TV Boy a signé cet hommage à tous les soignants à l’occasion de la Fête du Travail le 1er mai. Sans doute à Barcelone mais peut-être en Italie. “A tous les soignants qui se sont donnés sans compter durant ces mois et ont travaillé avec courage, comme toujours, même si nous ne réalions que maintenant l’importance fondamentale qu’ils ont dans nos vies (…) We can do it“, a-t-il écrit sur Instagram.

RNST (Dijon, France)

L’artiste RNST n’a pas attendu le coronavirus pour disséminer sur les murs et le mobilier urbain ses personnages masqués. Artiste engagé pour lequel ne vaut qu’un art de rue et de combat, le masque est pour lui le symbole du baillon des peuples muselés par le pouvoir. En ces temps de virus, il multiplie son message révolté sur les poubelles. Cette oeuvre a été postée le 28 avril sur Instagram accompagnée des hashtag #poubellelavie #onestdesmoutons #fuckthesystem #democrature Soutien à tous ceux qui luttent pour #lavie #lasolidarité #lamour 

I Hate Stencils (Vancouver, Canada)

J’ai besoin de temps seule“, a juste écrit l’artiste pochoiriste canadien.ne. dès le 15 mars, prenant les devants en vue de la distanciation sociale.

Pleks (France)

Artiste engagé et grand voyageur, Pleks est un maître des bombes de peinture aérosol (et de l’aérographe) qui ne perd jamais une occasion de dénoncer les travers de la société. Plutôt que les bons sentiments qui sont légion en temps de coronavirus, il a préféré attirer l’attention sur la paranoïa générale avec un joli jeu de mots. 

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