Publié le: mer, Nov 11th, 2020

La reconstruction de la commune du Teil, ravagée par un séisme, “prendra peut-être plus de dix ans”, déclare le maire

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reconstruction “prendra peut-être plus de dix ans”, a déclaré Olivier‌ ‌Peverelli‌, ‌maire‌ ‌du‌ ‌Teil, mercredi 11 novembre sur franceinfo‌. Il y a un an, cette commune de l’Ardèche de 9 000 habitants a été l’épicentre d’un séisme de magnitude 5,4. Un an après, 600 logements sont toujours inhabitables, et certaines écoles ne rouvriront qu’en septembre 2021, deux ans après le séisme. “C’est long, parce qu’il faut expertiser, il faut comprendre, et on n’a pas cette culture du séisme”, a expliqué l’élu.

franceinfo : Il y a des bâtiments publics aussi qui sont toujours en travaux. Qu’en est-il des écoles, par exemple ?

Olivier‌ ‌Peverelli‌ : Les travaux dans les écoles vont enfin démarrer, dans les jours qui viennent, un an après. C’est long, parce qu’il faut expertiser, il faut comprendre, et on n’a pas cette culture du séisme. Il n’y a pas de retour d’expérience là-dessus. Nos écoles pourront accueillir à nouveau à la rentrée de septembre 2021. Nous avons six écoles publiques. Il y en a une qui est complètement ouverte, deux qui ont rouvert partiellement, et trois qui ne sont pas accessibles, dont une qui ne sera pas réparable. Donc les enfants sont dans les préfabriqués depuis maintenant un an.

Qu’est-ce qui fait que ça dure ? La crise sanitaire, les expertises ?

On a des experts qui sont présents, les assureurs font le boulot, mais on a quand même beaucoup d’interrogations. Qu’est-ce qu’il faut réparer ? Est-ce que ça va suffire ? Il y a quand même la hantise d’un nouveau séisme. Donc il y a toute cette complexité. Et puis, il y a des personnes aujourd’hui qui n’ont pas eu de contact avec leur assureur, après un an. Il y a des personnes qui n’y arrivent pas, parce qu’elles sont seules, parce qu’elles n’ont pas l’habitude.

Il y a des gens qui ne reviendront jamais au ‌Teil‌ ?

C’est possible. La majorité des gens que je rencontre ont envie de revenir au Teil. Mais il y en a qui vont mettre plusieurs années à revenir. Quand tout est calé avec les assureurs, il faut se caler avec les entreprises. Et quand tout est calé avec les entreprises, il faut passer en mairie pour les autorisations. Quand un immeuble est mitoyen avec un autre, ça devient d’une complexité extrême et on le vit régulièrement.

Vous êtes découragé ?

Oui, parfois. Après, c’est mon rôle. J’aurais pu arrêter au mois de mars, puisqu’il y avait les élections. Si j’y suis retourné, ce que je me dis qu’il faut continuer à être présent. On a commencé quelque chose avec ce séisme, mais ça prendra peut-être plus de dix ans.

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