Publié le: mar, Nov 19th, 2019

MATAM/KANEL: « NOUS SOMMES CONFRONTÉS AUX PROBLÈMES D’ORDRE SANITAIRE, ENVIRONNEMENTAUX, ÉCOLOGIQUE… » PAPE O. SARR (PASTEF)

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Vaillant amis de développement je veux nommer les Organisations de la Société
Civiles(OSC), les Acteurs locaux, les Jeunes et les Femmes, les Organisations
faîtières et les différents médias qui jouent un rôle essentiel dans le cadre du développement participatif et durable.
Toutes ces entités jouent, par ailleurs, un rôle de contre pouvoir qui peut
contribuer largement à la construction d’un état de droit et de la démocratie dans un pays.
Vu la situation socio-économique, politique et sanitaire du pays, nous les
patriotes du département de Kanel, venons en ce dimanche 17 novembre 2019, vous apporter un certain nombre d’informations portant sur la vie et le bien être des compatriotes sénégalais et sénégalaises en particulier les populations de la région de Matam réalisé par les Patriotes du département de Kanel.
Cependant, il s’est tenu le vendredi 11 octobre 2019 à la chambre de
représentation nationale une plénière portant sur les 94 milliards qu’a dénoncé par le frère Ousmane SONKO, Député et leader de Pastef/Les Patriotes.
L’occasion pour la représentation nationale de « prendre connaissance  » du
rapport de la commission d’enquête parlementaire intitulé par la Résolution n°01/2019 du 15 Février 2019 portant sur l’affaire dite  » affaire des 94 milliards » de Monsieur Mamour DIALLO.
Cette affaire dite des 94 milliards est l’affaire de tous les citoyens sénégalais car ce sont les intérêts du Trésor public qui sont gravement compromis, par une bande de délinquants à cols bancs. Elle doit intéresser particulièrement les citoyens épris de transparence dans la gestion des affaires publiques.


Il est important de rappeler le rôle des acteurs impliqués et de dire de prime abord, que s’il existe aujourd’hui un débat sur les 94 milliards c’est parce que le frère Ousmane SONKO, Honorable Député et chef du parti politique avait personnellement saisi dans un premier temps l’OFNAC, l’IGE depuis le 08 mai 2008 et le Procureur de la République depuis le 04 mai 2018, pour leur
demander d’enquêter sur des faits qui pourraient être constitutifs d’un
détournement présumé de deniers publics.
Dans un deuxième temps, face l’inertie notée du Procureur de la République devant des faits aussi graves, poursuivant notre objectif de préservation des deniers publics, j’ai saisi le juge d’instruction d’une plainte avec constitution de partie civile le 23 août 2019.
Notre conviction reste que la vérité dans cette affaire n’éclatera que dans le
cadre d’un procès public, juste et équitable où le droit sera dit dans toute sa
rigueur, par un juge n’obéissant qu’à la loi.
Dans un Etat normal, le Procureur non politicien se serait saisi aussi « fast-track » qu’il l’avait fait dans l’affaire Khalifa Ababacar Sall. Dans un Etat normal, la Commission d’enquête parlementaire aurait respecté scrupuleusement les
dispositions légales qui régissent son fonctionnement et le comportement de ses membres qui, pour la circonstance, ont été sans tenue ni retenue.
Les Industries Extractives, un levier pour la sécurité
alimentaire et le Développement du Sénégal, en danger.

La Société d’Etudes et de Réalisation des Phosphates de Matam (SERPM)
est implantée dans le département de Kanel. Elle est chargée de l’exploitation
minière et de la transformation du phosphate en produits marchands (phosphate
simple naturel, engrais binaire ou ternaire).
La société est aussi dotée de moyens techniques pour la recherche de réserves
additionnelles autour du gisement principal de l’usine de production de
phosphates naturels qui a une capacité de trois(3) millions de tonnes par an.
Les réserves connues du gisement des phosphates de Matam sont évaluées à
environ 40.5 millions de tonnes.
Au total, les activités des travaux routiers vont induire les impacts négatifs
majeurs suivants :

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  1. L’exploitation des carrières :
    o Déboisement/ Déforestation du fait de l’exploitation incontrôlée et
    anarchique des carrières
    o Bruit et perturbation de la faune par les activités d’excavation, de
    concassage/explosion des roches, de chargement et de transport des
    matériaux ; ce qui risque d’effrayer la faune terrestre, et l’obliger à migrer
  2. Impacts environnementaux :
    o Dégradation des formations végétales par l’emprise et lors ouverture
    carrières
    o Perturbation/pollution des sols le déversement de produits d’hydrocarbure
    o Perturbation des chemins de ruissellement et des plans d’eau
    o Risques de feux de brousse (brûlage incontrôlé des résidus)
    o Erosion des sols
  3. Impacts sur le cadre de vie :
    o Pollution du milieu (eaux et sols) par les déchets solides et liquides
    huiles de vidange et graisses de moteur, matériel hors d’usage)
    o Pollution sonore par le bruit des engins
    o Dégradation du milieu par le dépôt des produits de décapage
    o Pollution de l’air (envol de poussière), notamment à la traversée des
    villages et tout au long de route nationale 2
    o Rejets anarchiques de produits de décapage, déblais, etc.
  4. Impacts sociaux :
    o Expropriation, pertes de biens et déplacement involontaires
    o Conflits sociaux avec l’occupation non autorisée de parcelles privées
    o Pertes de zones de pâturage pour les Eleveurs
    o Augmentation de la zone dans toute la région de Matam
    o Risque d’accident en cours de travaux (personnel et population)
    o Risque d’accident lors de la mise en service (population et bétail)
    o Non-respect des us et coutumes locales (conflits avec autochtones)
    o Dégradation des zones de cultures (champs) et de pâturages (jachères)
    o Forte pression sur les points d’eau existants (forages et puits
    villageois)
    o Risques sanitaires et VIH/SIDA
    o Non emploi de la main d’œuvre locale notamment les Jeunes et les
    Femmes
    o Coupures entres les communautés villageoises

o Perturbation de sites culturels
o Perturbation des réseaux des concessionnaires (eau, électricité,
télécommunication).

  1. Les principales contraintes auxquelles est confrontée la SERPM sont:
    o Les difficultés d’approvisionnement en matière première ;
    o Les difficultés d’accès au crédit ;
    o Le coût élevé des facteurs de production ;
    o L’absence d’une véritable structure régionale de promotion des
    investissements  l’absence d’un cadre institutionnel spécifique de
    gestion stratégique du développement industriel régional ;
    o L’étroitesse du marché ;
  2. l’inexistence d’un réseau de transport du minerai qui peut rendre onéreux
    l’exploitation du gisement.
  3. D’un point de vue sectoriel, on peut noter :
    o Une pratique de l’agriculture itinérante sous pluie ;
    o Un faible niveau d’utilisation des intrants (semences certifiées et
    fertilisants) ;
    o Un niveau d’organisation et de formation des agriculteurs faibles (surtout
    dans le Diéry et le Ferlo) ;
  4. Un déficit pluviométrique chronique;
    o L’enclavement de certaines zones de production;
    o Une forte pression parasitaire (maladies, acridiens, oiseaux granivores,
    etc.) ;
    o La faiblesse du niveau d’équipement des exploitations ;
    o Une difficulté d’approvisionnement en semences certifiées ;
    o La variabilité de la date de démarrage de l’hivernage ;
    o La réduction de la durée de la saison des pluies ;
    o La faiblesse et à l’irrégularité des crues ;
  5. Un calendrier cultural relativement rigide dans la mesure où leur
    mise en place est liée au retrait des eaux ;
    o Forte pression parasitaire ;
    o Une insuffisance des aménagements ;
    o Des difficultés d’approvisionnement et de commercialisation ;
    o Un déficit en machinisme agricole ;
    o Une insuffisance voire inexistence d’infrastructures de stockage et de
    transformation des produits agricoles ;

4- Nous interpellons toutes les Autorités locales, Administratives, religieuses,
Coutumières, les Organisations de la Société Civiles(OSC), les Acteurs locaux, les Jeunes et les Femmes, les Organisations faîtières, les différents médias écrits et télévisés mais plus particulièrement le Président de la République Macky Sall que les populations locales soufrent des problèmes liés à exploitations de ses phosphates appelés les phosphates de la région de Matam.
Nous sommes confrontés aux problèmes d’ordre sanitaire, environnementaux, écologique, de formation professionnelle et Technique. En effet, les jeunes de cette localité ne travaillent pas dans la mine, notre environnement est dégradé, on creuse un peu partout sans remblai, des zones qui étaient réservées au pâturage sont devenues maintenant sans utilité.

Coordination départementale PASTEF de Kanel

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