Publié le: mar, Juin 23rd, 2020

C’est mon boulot. L’image des entreprises écorchée par la crise du coronavirus

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La crise du Covid-19 a abîmé l’image des entreprises dans des proportions presque sans précédent : 27 des 30 entreprises testées par le baromètre Posternak-Ifop voient leur cote dégringoler selon l’observatoire, qui mesure depuis 21 ans l’image de marque des entreprises auprès d’un panel de Français. Seule la crise des subprimes avait fait pire.

La banque et l’assurance perdent des points

Certaines entreprises sont plus touchées que d’autres : les secteurs de la banque et de l’assurance dévissent. Le secteur de l’assurance avait été mis en cause par le gouvernement et en particulier par les entreprises de l’hôtellerie et de la restauration, pour ne pas contribuer suffisamment à l’effort national.

Autre entreprise qui décroche : la Poste. Elle chute lourdement, de 22 points. “Aux yeux des Français, elle a failli à sa mission”, commente Claude Posternak. Des bureaux de poste ont été fermés pendant la crise et des tournées supprimées, alors que le service était devenu encore plus important pour de nombreuses personnes confinées.

Toujours parmi les entreprises dont l’image est cassée par la crise, Renault, qui perd sept places dans ce classement. L’annonce de sa restructuration et de la suppression de 4 600 postes en France ont marqué les esprits. Renault signe la plus lourde chute de tout le classement.

L’image redorée de la grande distribution

D’autres entreprises, en revanche, se sont refait une santé aux yeux des Français, comme celles de la grande distribution, qui ont permis aux Français de faire leurs courses et qui ont assuré la continuité du service public. Les employés de la grande distribution ont été, avec les soignants, les héros de la crise, et c’est Intermarché qui s’octroie la première place de ce classement, ex-aequo avec Michelin. Leclerc et Auchan se hissent également dans les dix premières places. Du côté du service public, EDF et la SNCF, en première ligne pendant toute la crise, font partie des rares groupes qui progressent.

Néanmoins, un arrêt de la Cour de cassation ne risque pas de redorer l’image des entreprises. La plus haute juridiction de France vient d’affirmer qu’un patron pouvait tout à fait se verser un salaire excessif, même s’il menaçait la survie de son entreprise. Le couple de dirigeants en question s’octroyait un salaire équivalent à 13% du chiffres d’affaires de leur menuiserie industrielle alors qu’elle était dans le rouge. Même si cela menace la survie de la boîte, c’est parfaitement son droit, a décidé la cour.

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