Publié le: lun, Oct 26th, 2020

”Avec la météo et la pandémie, on ne peut pas savoir jusqu’où la course va pouvoir aller” : encore deux semaines à tenir pour le peloton du Tour d’Espagne

Share This
Tags

Dans le calendrier cycliste, remanié par la pandémie de coronavirus Covid-19, une course fait encore de la résistance en cette fin d’octobre : c’est la Vuelta, le Tour d’Espagne. Encore deux semaines à courir pour le peloton, jusqu’au 8 novembre, avec les risques de neige, de grand froid et surtout l’incertitude que cela implique pour les coureurs. Car si le téléspectateur se régale devant sa télévision de la beauté de la montagne en octobre avec les couleurs chatoyantes de l’automne et la neige qui a recouvert les sommets, ce n’est pas forcément ce qui marque les coureurs. Comme dimanche, par exemple, sur le magnifique site de Formigal. Nans Peters, le coureur d’Ag2 La Mondiale, et le Cofidis Guillaume Martin ont fini l’étape, à l’image du peloton, grelottants et les lèvres bleues. ”C’est compliqué de faire des courses dans ces conditions, confie ainsi Nans Peter. À l’arrivée, il faisait trois degrés, sous la pluie, c’est pas agréable.”

Lors de la dernière montée, j’étais frigorifié et je n’arrivais pas à accélérer…

Guillaume Martin 

à franceinfo

Mais pas de quoi protester ou se plaindre pour autant. La montagne en octobre, cela se prépare juste un peu différemment, explique Pierre-Luc Périchon. ”On se prépare autrement en termes d’habits et de de protections, indique-t-il. On met un peu d’huile chauffante, des jambières, des couvre-chaussures. On anticipe un peu des conditions comme celles-ci.”

Tout peut s’arrêter du jour au lendemain

Et finalement, à écouter certains, le plus grand changement, ce n’est pas le froid ou la neige au bord de la route, ni le fait de courir en octobre, mais bel et bien, encore une fois, la pandémie, et la prise de conscience que tout peut s’arrêter du jour au lendemain, comme on l’a vu avec certaines équipes sur le Giro. Pour le champion espagnol Alejandro Valverde, 14 Vuelta, c’est ce facteur qui bouleverse l’approche de la course. ”Avec la météomais surtout la situation actuelle liée à la pandémie, on ne peut savoir jusqu’où la course va pouvoir aller, indique le coureur. Du coup, on doit considérer cette Vuelta comme si c’était une série classique, en faisant du mieux possible chaque jour.”

Et cela donne des étapes souvent moins cadenassées, moins prévisibles que sur le Tour de France, avec des attaques à tout-va, comme si ce devait être la dernière. Dimanche soir, après la prolongation de l’état d’urgence sanitaire en Espagne, le directeur de la Vuelta a d’ailleurs reconnu qu’il n’était plus certain que la course, qui doit normalement se terminer le 8 novembre à Madrid, puisse aller jusqu’à son terme.

A propos de l'Auteur

-