Publié le: mer, Sep 11th, 2019

« Je suis un miraculé » : un rescapé de l’incendie du bar Cuba Libre à Rouen témoigne

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Nahim est l’un des rescapés de l’incendie de ce bar, qui a fait 14 morts dans la nuit du 5 au 6 août 2016 à Rouen. Avant de témoigner au procès, il livre à BFMTV son récit de cette soirée dramatique.

« ‘A l’aide’, ‘Au secours’, ‘Aidez-moi’, j’entendais que ça autour de moi », se souvient Nahim. A l’époque âgé de 20 ans, il est l’un des trois rescapés de l’incendie du Cuba Libre. Dans la nuit du 5 au 6 août 2016, 14 personnes sont mortes dans l’incendie de ce bar de Rouen, dont le sous-sol avait été aménagé sans autorisation en boîte de nuit.

Le procès du propriétaire et du gérant des lieux, deux frères, s’est ouvert ce lundi. Ils comparaissent pour « violations manifestement délibérées d’une obligation de sécurité ou de prudence ». Beaucoup de questions entourent la gestion de l’établissement où était organisé un anniversaire au moment du drame.

« Le feu s’est ensuite propagé hyper vite »

Nahim retrouvait ce soir-là sa cousine, morte dans l’incendie. C’est au moment où une jeune fille est allée chercher le gâteau, allumé avec des bougies fontaines, que la soirée a pris une tournure dramatique.

« En redescendant les escaliers, elle s’est arrêtée au niveau de la trappe et c’est là que le gâteau a touché un peu le plafond. Le feu s’est ensuite propagé hyper vite, en quelques secondes, même pas une minute. L’escalier était encadré de flammes. »

« Il fallait repasser par les flammes »

Au procès ce mardi, les pompiers intervenus sur les lieux ont décrit un feu de faible ampleur mais accompagné d’une « fumée très épaisse et opaque au sous-sol », générée notamment par la combustion de plaques de mousse en polyuréthane extrêmement inflammable et fumigène. « L’air n’était pas respirable, y compris à ras du sol », a expliqué l’un d’eux, Anthony Le Corre. A la barre, ils ont décrit « un piège », « une souricière », ce que confirme Nahim.

« Au début, je pensais qu’il y avait une solution avec la porte de secours. Mais quand j’ai vu que le DJ a mis plusieurs coups à plusieurs reprises sur la porte, j’ai compris qu’elle était condamnée et qu’il fallait repasser par les flammes. Pour moi, je suis (…)

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