Publié le: lun, Juin 17th, 2019

Loto du patrimoine : le Fort-Cigogne et son école de voile prennent leur indépendance

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Laurent Le Saec, directeur des services techniques de Fouesnant, et Laure Caramaro, adjointe au maire, supervisent ce chantier colossal

L’argent du Loto du patrimoine finance la restauration de cet ancien fort militaire, qui va aussi gagner en autonomie.

Sur la petite île-Cigogne, caillou insolite perdu au milieu du paradisiaque archipel des Glénans (Finistère), on s’active depuis déjà des mois. Des tonnes et des tonnes de pierre, de granite, ont été déposées aux quatre coins du Fort-Cigogne, ancienne garnison militaire datant de 1750 et classée au titre des monuments historiques depuis 2013. Celle-ci abrite désormais la première grande école de voile nationale, dite des Glénans, fondée à l’après-guerre pour la réinsertion des jeunes.

Cet édifice étonnant fait partie des 18 sites retenus lors de la toute première édition du Loto du patrimoine. Initié par l’animateur Stéphane Bern, dans le but de préserver ces trésors historiques, souvent laissés à l’abandon, faute de subventions, cet événement a permis de donner un vrai coup de pouce au colossal chantier de restauration de ce site (budget global de 4,2 millions d’euros – dont 152,000 euros du Loto).

Sous ce temps perpétuellement changeant qui caractérise si bien la vie insulaire, nombre d’ouvriers venus du continent vaquent, imperturbables, à leur activité de terrassement des immenses toits du fort. « Les gros engins de chantier, essentiels à cette tâche, ont même nécessité qu’on ouvre un peu plus l’entrée principale », notent avec amusement Laurent Le Saec, directeur des services techniques de la ville de Fouesnant et Laure Caramaro, adjointe au maire en charge des travaux et de l’environnement. Ce sont eux qui suivront le chantier pour le compte du gestionnaire de l’île – en l’occurrence, le Conservatoire du littoral – durant les quatre années de restauration du lieu.

Récupération des eaux de pluie

« Le but est d’adapter cet ancien fort militaire aux conditions environnementales et aux besoins actuels », poursuivent les élus. « Les trois quarts de la restauration concernent la partie monument historique. En revanche, l’enjeu est de réhabiliter la (…)

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