Publié le: mer, Juin 12th, 2019

« Quand un homme politique s’arrête, il meurt » : Patrick Balkany joue la corde sensible aux derniers jours de son procès

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Dans sa dernière prise de parole avant le réquisitoire du parquet national financier attendu jeudi, Patrick Balkany a assuré « regretter » sa « manie de toujours vouloir faire plaisir ».

« Pendant 35 ans, je n’ai fait qu’aider les autres. » Des années consacrées à Levallois-Perret et à ses habitants : c’est comme cela que Patrick Balkany, maire de cette ville des Hauts-de-Seine, résume sa carrière politique. « C’est très dur de servir les autres et de finir en bouc-émissaire », s’est-il désolé, mardi 11 juin, lors de son procès et d’une journée d’audience consacrée à l’examen de sa personnalité. L’édile est jugé devant le tribunal de grande instance de Paris principalement pour blanchiment de fraude fiscale aggravée, corruption passive et prise illégale d’intérêts.

Tout commence en 1978, quand Patrick Balkany est « bombardé »dans la première circonscription de l’Yonne, pour les législatives. « C’est à ce moment-là que j’ai le plus appris à aller voir les gens, à les écouter. Et je m’en suis servi par la suite », déroule l’élu, les deux mains agrippées au pupitre. Plus précisément cinq ans plus tard. Il se lance dans sa première campagne électorale à Levallois-Perret, pour ravir aux communistes le fauteuil de maire. Il fait duporte-à-porte, le soir après le travail. « C’est comme ça » qu’il a été élu dès le premier tour en 1983. « C’était une campagne dure. On nous a tiré dessus, on nous a attaqués à la hache », s’emporte-t-il.

« Ce fut 35 ans de bonheur de s’occuper d’une ville »

Cette (…)

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