Publié le: dim, Déc 16th, 2018

Nouvelle mise en examen pour Benalla : le récit de son face-à-face avec les juges

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L’ancien chargé de mission de l’Elysée est soupçonné d’avoir malmené un manifestant le 1er mai au Jardin des Plantes à Paris. Face aux juges, il a justifié son geste. Flirtant parfois avec l’arrogance…

Irrité mais en partie épargné. A en juger par le ton parfois agacé de ses réponses, nul doute qu’il n’a guère apprécié cette journée. Le 29 novembre dernier, Alexandre Benalla s’est une nouvelle fois retrouvé dans le bureau des juges d’instruction qui enquêtent sur les événements en marge de la manifestation du 1er mai. Plus de 8 heures d’interrogatoire, parfois tendues, à l’issue desquelles l’ancien chargé de mission de l’Elysée a écopé d’une mise en examen supplémentaire pour « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique » et « violences volontaires en réunion ».

Les faits concernent une intervention litigieuse dans le jardin des Plantes (Paris Ve), quelques heures avant l’épisode de la place de la Contrescarpe. Alexandre Benalla a en revanche échappé aux poursuites sur le selfie où il apparaît porteur d’une arme qu’il décrit comme… un pistolet à eau.

«Par réflexe je me suis mis à courir derrière lui»

L’enquête sur l’ancien chef de cabinet adjoint de la présidence avait été élargie après la diffusion, fin juillet, par Francetvinfo, d’une vidéo sur laquelle on l’aperçoit avec son comparse Vincent Crase (NDLR : un ancien salarié de La République en Marche également mis en examen) embarquer sans ménagement un manifestant – Khelifa M. « Les policiers et moi-même on a constaté que cet individu […] venait de jeter un projectile sur les CRS dans leur dos (NDLR : ce que nie l’intéressé) […] Il a commencé à courir et à slalomer entre les policiers […] Par réflexe je me suis mis à courir derrière lui avec Vincent, je ne sais pas pourquoi », détaille Alexandre Benalla qui évoquera plus tard « un réflexe citoyen ».

Toujours selon son récit, Khelifa M. est finalement interpellé par un CRS. « A ce moment là […] il nous l’a donné à moi et M. Crase, poursuit Alexandre Benalla. On (…)

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