Publié le: mar, Oct 23rd, 2018

Black blocs: un texte LR adopté contre les violences

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La proposition de loi suggère un fichier national des personnes interdites de manifestation. PS, CRCE et LREM ont voté contre

« Il ne s’agit en aucun cas de porter atteinte à la liberté de manifester mais, au contraire, d’en garantir le libre exercice » a assuré la rapporteure LR Catherine Troendlé. Le Sénat a adopté ce mardi, en réponse au phénomène des « black blocs », une proposition de loi visant à « prévenir et sanctionner les violences lors des manifestations », dénoncée à gauche comme attentatoire aux libertés.

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Le texte du chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau a été voté en première lecture à main levée, avec les voix LR, centristes, et Indépendants. PS, CRCE (à majorité communiste) et LREM ont voté contre. « Bien davantage que de casseurs de vitrines, il s’agit en fait de briseurs de République », a fait valoir Bruno Retailleau. « Eh bien la République doit briser ces groupes », a-t-il lancé.

Un fichier national des personnes interdites

Lors de la manifestation parisienne du 1er mai, « 1 200 Black blocs se sont infiltrés » dans les cortèges officiels, a rappelé Catherine Troendlé. Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a indiqué que le texte LR « sera pour le gouvernement l’occasion d’avoir un échange technique ».

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Se défendant d’un rejet « en bloc » des propositions, il a cependant souhaité un texte plus abouti, rappelant qu’un groupe de travail commun aux ministères de la Justice et de l’Intérieur « rendra ses conclusions le 15 janvier ».

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La proposition de loi prévoit, à titre préventif, que les préfets pourront prononcer des interdictions de manifester à l’encontre d’individus susceptibles de représenter une menace grave pour l’ordre public. Est aussi prévue la création d’un fichier national des personnes interdites de manifestations. Le préfet pourra aussi autoriser « pendant les six heures qui précèdent » une manifestation, « dans un périmètre délimité », des palpations de sécurité et fouilles de sacs.

Quant au volet répressif, le texte propose notamment de transformer l’infraction de dissimulation volontaire du visage dans une manifestation en un délit puni d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

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