Publié le: sam, Sep 8th, 2018

Actualités Bagarre à Orly : un an de prison avec sursis requis à l’encontre de Booba et Kaaris

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Les deux rappeurs, jugés ce jeudi pour leur implication dans la rixe à l’aéroport d’Orly, ont calmé le jeu. Mais chacun a assuré n’avoir fait que se défendre le 1er août.

Une bagarre confuse, captée par plusieurs vidéos toutes aussi confuses, pouvait-elle donner lieu à un procès limpide ? Sans doute pas. Durant tout l’après-midi ce jeudi, le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) s’est penché, non sans difficulté, sur la violente rixe qui a opposé les rappeurs Booba et Kaaris ainsi que leurs proches le 1er août dernier à l’aéroport d’Orly.

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A la barre, dans une ambiance extrêmement policée, ils sont onze solides gaillards -quatre dans le clan Kaaris et sept dans le clan Booba- avec une seule idée en tête : convaincre qu’ils ne sont pas à l’origine de cette rixe qui leur a déjà valu trois semaines de détention provisoire. Mais pour le procureur, « dans le contexte de morgue et de bravade » qui caractérise les relations acides entre les deux hommes, l’affrontement – « ce spectacle indigne et ridicule »- semblait malheureusement inéluctable.

« A les entendre, on comprend que baisser les yeux, détourner le regard, se taire, c’est déjà abdiquer, perdre la face et devenir la risée du rival, mais aussi de la planète », cingle-t-il en insistant sur la dangereuse influence des réseaux sociaux. Et de réclamer une peine d’un an de prison avec sursis à l’encontre de ces deux « petits-bourgeois du clash ».

« Ils nous frappent, on répond »

Les vidéos indiquent néanmoins que Booba est le premier à porter des coups envers son rival. « Je ne le touche pas. C’était un coup d’intimidation, sans conviction, pour éviter une attaque », se défend le plus célèbre rappeur français. Le « duc de Boulogne », chemise à carreaux noire et blanche sur le dos, assure n’avoir fait que se défendre. « Je pensais les dépasser et m’asseoir tranquillement pour prendre mon avion, développe-t-il. Mais quand j’ai vu Kaaris et ses amis se lever, j’ai (…)

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