Publié le: mer, Août 1st, 2018

Affaire Benalla : le point sur les nouvelles révélations

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Dans son édition du mercredi 1er août, le Canard Enchaîné révèle l’existence, au domicile d’Alexandre Benalla, d’un mystérieux coffre-fort.

Alexandre Benalla a-t-il fait “faire le ménage” à son domicile avant une perquisition ? C’est ce que suppose le Canard Enchaîné dans son édition du 1er août. Lors de leur perquisition, le 21 juillet, au domicile d’Alexandre Benalla, à Issy-les-Moulineaux, impossible pour les policiers de mettre la main sur le coffre-fort dans lequel Alexandre Benalla indique entreposer ses armes, et pour cause, l’armoire forte a disparu.

Interrogé, Benalla évoque l’intervention d’”un ami”, détaille le palmipède. Dans ce coffre-fort se trouvaient son Glock 43, deux autres pistolets, pour lesquels il assure avoir “des autorisations “, et un fusil Remington.

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Le 30 juillet, jour où le syndicat de police Vigi demande au juge de se pencher d’un peu plus près sur la disparition du coffre-fort, Alexandre Benalla retrouve ses armes et les rapporte à la justice.

De son côté, Le Monde a eu accès aux premiers éléments réunis par les juges dans le cadre de l’enquête visant Alexandre Belanna et Vincent Crase, dans le cadre des faits survenus le 1er mai.

Quand l’Elysée a réellement été prévenu ?

L’Elysée a-t-il été prévenu le 1er mai, comme l’affirme Alexandre Benalla, ou le 2 mai, comme l’ont affirmé Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, et le directeur de cabinet, Patrick Strzoda ?

Le mis en cause affirme de son côté avoir prévenu Alexis Kohler le 1er mai au soir, par messagerie cryptée. Il affirme qu’il n’a plus le téléphone avec lequel il a envoyé ce message, mais qu’il en a ­ “conservé les données sur une clé USB”, mais sans souhaiter “pour l’instant” – “dire où elle se trouve”.

“L’énorme connerie” des policiers

Autre élément de l’enquête auquel Le Monde a eu accès, il concerne les images de vidéosurveillance remises à Alexandre Benalla par trois policiers.

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Le lendemain de la remise de ces images, le commissaire mis en cause vient voir son supérieur, Alain Gibelin, le directeur de la DOPC et lui dit :“On a fait une énorme connerie, je préfère vous dire les choses que vous allez finir par apprendre”, a affirmé ce dernier aux enquêteurs.

Des armes non déclarées chez En Marche

Autre élément, la présence, dans les locaux d’En Marche, de trois pistolets non déclarés. C’est VIncent Crase, gendarme réserviste présent le 1er mai, qui a fait cette  révélation. Il a reconnu porter sur lui, le jour des faits, un Glock 17. DEvant les enquêteurs, il détaille : “Cette arme n’est pas à mon nom, elle appartient à LRM [La République en marche], elle est réservée pour la défense du site LRM”, en cas d’attaque terroriste, révèle Le Monde.

Lors d’une perquisition au siège du parti, les enquêteurs découvrent dans une armoire forte, deux autres armes, deux Glock non déclarées. Des informations démenties par Christophe Castaner, auprès de l’Obs. Interrogé, le délégué générale de LREM précise : “Ce ne sont pas des informations et à ma connaissance aucune ‘arme non déclarée’ ne se trouvent dans les locaux d’En Marche. Il n’y a d’ailleurs pas eu de perquisitions, mais un déplacement de la police judiciaire dans le cadre de l’enquête. Et il n’y a eu aucune saisie ds ce cadre.”

Comment Alexandre Benalla s’est retrouvé au cœur d’une affaire d’État

18 juillet : « Le Monde » identifie Alexandre Benalla comme auteur de violences commises le 1er mai

19 juillet : une seconde vidéo accablante

19 juillet : l’Élysée réagit

19 juillet : Alexandre Benalla avait été suspendu 15 jours

19 juillet : Gérard Collomb saisit l’IGPN

19 juillet : le parquet de Paris ouvre une enquête

20 juillet : placement en garde à vue

20 juillet : Vincent Crase et 3 policiers entraînés dans sa chute

20 juillet : des privilèges dévoilés

21 juillet : les 5 suspects mis en examen

21 juillet : Alexandre Benalla avait un badge pour rentrer à l’Assemblée nationale

22 juillet : Emmanuel Macron réagit via ses proches

Getty Images

23 juillet : Gérard Collomb se dédouane

23 juillet : le préfet de police de Paris dénonce « un copinage malsain »

23 juillet : Alexandre Benalla n’aurait pas réellement été suspendu

24 juillet : Alain Gibelin rétropédale

24 juillet : le groupe LR dépose une motion de censure contre le gouvernement

24 juillet : « Pas une affaire d’État » pour Édouard Philippe

24 juillet : Emmanuel Macron s’exprime pour la 1ère fois sur l’affaire et se désigne « seul responsable »

25 juillet : Alexandre Benalla serait derrière le retour raté des Bleus, selon le « Canard Enchaîné »

25 juillet : perquisition du bureau d’Alexandre Benalla à l’Élysée

25 juillet : Emmanuel Macron « fier d’avoir embauché » Alexandre Benalla

26 juillet : Alexandre Benalla s’exprime pour la première fois dans les colonnes du « Monde »

 

26 juillet : Alexandre Benalla victime de règlements de comptes internes à l’Élysée ?

 

26 juillet : « Une tempête dans un verre d’eau » pour Emmanuel Macron

27 juillet : de nouvelles images compromettantes

 

30 juillet : des images contredisent Benalla

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