Publié le: lun, Juil 2nd, 2018

23 juillet 1998 : Le jour où… Linda Evangelista a craqué pour Fabien Barthez

Entre Fabien le champion du monde et Linda, la star des mannequins, le coup de foudre était improbable. Il va hélas se terminer dans le drame…

Demandez un devis maintenant et recevez les conseils pour s’organiser
Vous déménagez bientôt ?

La France plane encore… Dix jours plus tôt, les Bleus sont devenus champions du monde et I Will Survive, leur hymne officiel, tourne en boucle dans les boîtes de nuit. Les nouvelles idoles traînent à Saint-Tropez pour savourer des vacances bien méritées et assister à une soirée donnée en leur honneur au château de la Messardière. Ce 22 juillet 1998, Linda Evangelista aussi se détend à Saint-Trop’. Elle a posé ses valises au Byblos et écume les fêtes, libre comme l’air depuis sa rupture avec Kyle Mac-Lachlan. Icône des plus grands couturiers, le nom de la Canadienne figure évidemment sur la guest list. C’est là, sur les hauteurs de la presqu’île la plus célèbre de France, que l’amour va, contre toute attente, la foudroyer.

Elle a 33 ans, Fabien Barthez, 27. Le gardien de but vit à des années-lumière du showbiz : en cette fin de XXe siècle, les footballeurs ne font pas encore craquer les tops. Sa vie semblait même se résumer jusque-là à une longue litanie de pelouses interchangeables et de vestiaires qui sentent la sueur. Le top, elle, collectionne les unes de magazines et les déclarations fracassantes, telle cette phrase lâchée à Vogue, qui la suit partout : « Je ne me lève pas à moins de 10 000 dollars par jour. » Mais Fabien, cet été-là, n’est plus un footballeur comme les autres. C’est devenu un héros national, un gri-gri sur pattes aussi célèbre pour ses coups de génie sur sa ligne de but que pour son crâne chauve que tous rêvent d’embrasser. Mieux, il est drôle, léger et son goût pour la fête et les clopes jure dans le petit monde du sport de haut niveau. Au milieu des rires et des bulles de champagne, Linda tombe sous le charme.

Ils se retrouvent dès le lendemain midi à l’Aqua, une plage en vue, pour déjeuner en bande, avant de prolonger l’insouciance estivale au Pigeonnier, la boîte people de l’été… puis de filer en catimini à l’hôtel de Linda. C’est le 23 juillet. Ils ne se quitteront plus. Les quatre jours suivants, on voit les tourtereaux prendre leurs petites habitudes : gueuletons à la plage le jour, où ils louent des jet-skis pour s’échapper, et fiesta la nuit, avant de poursuivre les agapes dans leur chambre. Et dire que six jours plus tôt, le goal des Bleus claironnait qu’il n’avait pas la tête à l’amour… Les photographes immortalisent la passion naissante de celui qu’on n’a pas vu venir et de la brune atomique. Hélas, des obligations professionnelles appellent Linda à New York et, le 27 juillet, elle monte à contre-cœur dans l’avion, tandis que Fabien se met à bouder l’Aqua, qui lui rappelle trop son absence.

Brève passion ? Non. À son retour de New York, elle s’installe chez lui à Monaco, où il joue. Un an plus tard, ils ont déjà mis un bébé en route. Mais ce qui avait commencé dans la légèreté ce 23 juillet 1998 vire au drame. Le 2 novembre 1999, Linda se retrouve aux urgences et accouche d’un enfant mort-né. « Je veux une famille où tout le monde s’appelle Barthez. Ma femme, mes enfants, tous avec le même nom », lâche-t-il à la presse, pour montrer qu’il a bien l’intention de l’aider à surmonter l’épreuve et finir ses jours avec elle. Quelques mois plus tard, Fabien rejoint Manchester United. Leur idylle ne survivra pas au climat du nord de l’Angleterre. Vingt ans après, que reste-t-il de juillet 1998 ? Une folle nuit où la France a chaviré pour ses héros en short qui ont dompté le Brésil. Mais aussi quelques photos de cet été où le « divin chauve », comme l’appelait la presse, a séduit la plus belle femme du monde.

A propos de l'Auteur

-