Publié le: mar, Juin 5th, 2018

Financement libyen: Claude Guéant entendu

Share This
Tags

L’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant est entendu ce mardi chez les juges d’instruction, selon nos informations. Cette audition a lieu dans le cadre de l’enquête sur les accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, une audition qui pourrait se solder par une nouvelle mise en examen.

Celui qui fut aussi secrétaire général de l’Elysée sous la présidence Sarkozy est arrivé mardi matin au tribunal de Paris. Déjà mis en examen dans ce dossier en 2015 pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée et faux et usage de faux, il doit de nouveau s’expliquer dans la foulée de la mise en examen de Nicolas Sarkozy en mars et de l’ex-trésorier de campagne Eric Woerth la semaine dernière. Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour « corruption passive », « recel de détournements de fonds publics libyens » et « financement illégal de campagne électorale » . Eric Woerth pour « complicité » de ce financement en tant que trésorier de campagne à l’époque.

Un « usage immodéré des espèces »

Les magistrats soupçonnent un lien entre un possible financement libyen de cette campagne électorale victorieuse et une forte circulation d’espèces au sein du camp Sarkozy, relevée par les policiers dans un rapport de septembre 2017. Dans ce rapport, la police anticorruption de l’Oclciff avait aussi souligné « l’usage immodéré des espèces » de Claude Guéant, relevant qu’il n’avait retiré que 800 euros de ses comptes en près de 10 ans, entre 2003 et 2012.

Depuis 2013, les juges mènent des investigations d’envergure pour vérifier les accusations de financement libyen de la campagne portées par d’anciens dignitaires du régime de Mouammar Kadhafi et par le sulfureux intermédiaire Ziad Takieddine, sans qu’elles n’aient pu être étayées par des preuves formelles. En novembre 2016, Takieddine, lui-même poursuivi dans ce dossier, avait affirmé avoir remis, entre fin 2006 et début 2007, cinq millions d’euros en liquide à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à Claud…Lire la suite sur L’Express.fr

A propos de l'Auteur

-