Publié le: lun, Mar 26th, 2018

Olivier Giroud : «Il faudra se rappeler de cette défaite face à la Colombie»

Après la déroute de la deuxième période face à la Colombie, les Bleus doivent se ressaisir avant leur déplacement en Russie, demain. Avec une arme que l’on espère fatale : Olivier Giroud.

«Si je peux atteindre le podium, ce serait bien», a souri l’attaquant Olivier Giroud, qui figure au 5e rang des meilleurs buteurs en équipe de France avec 30 buts, grâce à sa réalisation contre la Colombie. Giroud est à un but de la 4e place de Zinédine Zidane et quatre de la 3e position de David Trezeguet, avant le match amical en Russie, demain.

Était-ce important de se rapprocher des meilleurs buteurs de l’histoire grâce à ce but contre la Colombie ?

La priorité, c’est d’abord l’équipe. Maintenant, c’est une satisfaction personnelle d’être dans le classement des meilleurs buteurs, forcément. Mais encore une fois, après le match (la défaite 3-2 contre la Colombie vendredi), je n’étais pas satisfait de l’issue de la rencontre.

Vous étiez-vous fixé cet objectif des 30 buts ? Regardez-vous le haut du classement ?

Je n’aurais jamais pensé marquer autant de buts avec l’équipe de France quand j’ai commencé en novembre 2011. Je n’ai pas envie de me fixer d’objectifs comptables. Mais si je peux atteindre le podium, ce serait bien. Je sais que Trezeguet en a marqué 34. Pourquoi pas continuer à monter dans la hiérarchie avec cette Coupe du monde.

La Coupe du monde a-t-elle déjà commencé dans vos têtes ? La défaite contre la Colombie est-elle un gros coup d’arrêt ?

La Coupe du monde, elle a commencé dans nos têtes depuis un moment, dans la préparation. Ce qui est bien, c’est qu’on a la chance d’avoir eu un joker pour faire cette erreur en match amical et pas pendant la Coupe du monde. Il faudra se souvenir de ce match-là. On s’est relâché, on pensait que la victoire était acquise à 2-0. Si on est dans la même situation à la Coupe du monde, il faudra penser à cela et ne pas refaire les mêmes erreurs.

Vous manque-t-il un leader ?

S’il y a un leader qui doit se dégager, il se dégagera. Dans les équipes où j’ai joué, il n’y avait pas forcément un leader qui s’imposait. Il pouvait y avoir plusieurs joueurs qui, de par leur expérience et leur aura, donnaient de la voix ou montraient le chemin, le bon exemple sur le terrain. Il ne faut pas non plus tout dramatiser ou tout remettre en question parce qu’on a manqué une mi-temps. C’est davantage un problème d’état d’esprit et de relâchement qu’une question de leader. Il n’y a pas de grands aboyeurs sur le terrain, mais quand il faut dire les choses au sein du groupe on le fait.

L’équipe de France est-elle déséquilibrée, avec ce 4-4-2 offensif et Mbappé sur la droite ?

Est-ce que vous pensez qu’il est nécessaire de tout remettre en cause pour une deuxième mi-temps ratée ? Je ne pense pas. Ça a marché bien assez de fois dans le passé. Le problème était dans la tête, pas dans la disposition tactique.

Didier Deschamps a parlé de suffisance ? Et vous ?

Suffisance, c’est un mot assez fort quand même. C’est sûr qu’il nous a dit ce qu’il pensait de notre deuxième mi-temps. Il n’y est pas allé par quatre chemins, on avait besoin de l’entendre aussi. Quand c’est moins bien, il faut qu’on l’entende.

À 31 ans, voyez-vous le Mondial comme votre dernière compétition en Bleu ?

C’est possible. Ça ne tient pas qu’à moi. L’équipe de France, c’est quelque chose qui compte beaucoup pour moi. Tant que je me sentirai bien et que je serai performant, je reviendrai avec plaisir. On verra dans les années à venir comment réagit mon corps, mais je n’ai que 31 ans.

Comment s’intègre Ben Yedder ?

Très bien. Il est très intelligent pour se faire une place dans un groupe. Il l’est aussi sur le terrain. Il a été très efficace à l’entraînement. J’espère qu’il aura le même succès en match. C’est un profil assez atypique et redoutable dans les petits espaces. C’est bien d’avoir plusieurs attaquants avec des qualités différentes pour l’équipe de France.

Hernandez en bleu «bien sûr»
Le défenseur Lucas Hernandez, convoqué en Bleu pour la première fois, a assuré que son choix définitif se portait «bien sûr» sur l’équipe de France, après avoir hésité avec l’Espagne où il a grandi. Le choix du défenseur de l’Atletico Madrid – né à Marseille il y a 22 ans et dont le père, Jean-François, a évolué au TFC – est-il néanmoins définitif ? «Oui, bien sûr. Ma décision est prise depuis longtemps. Je suis fier de porter ce maillot et tant que je serai sur le terrain je ferai tout pour défendre ce maillot à mort.»

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L’international Espoirs chez les Bleuets a expliqué ses hésitations : «Je suis un joueur très ambitieux. Quand on est loin de la France et qu’on n’a pas de nouvelles, on pense à des trucs, mais quand le coach (Didier Deschamps) t’appelle, qu’il compte sur toi, je n’ai pas eu à réfléchir, j’ai directement dit oui», a-t-il précisé. «L’Espagne m’a tout donné mais mon pays c’est la France, mon pays de naissance, et c’est une fierté de pouvoir être français, comme toute ma famille est française», a-t-il poursuivi.

Avec Antoine Griezmann, son coéquipier en Bleu et à l’Atletico, «on a une amitié, on est très proches, on a beaucoup parlé de l’équipe de France. Il m’a donné plein de conseils. Je suis très content d’être ici et d’être avec lui», a dit Hernandez. Interrogé sur son jeune coéquipier, l’attaquant Olivier Giroud, «assis à côté de lui à table», a parlé d’un «bon mec» avec lequel il a «échangé». «Il a un bel avenir en équipe de France», a assuré Giroud avant de révéler que Hernandez avait chanté «La Bamba» pour le traditionnel bizutage des novices.

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