Publié le: ven, Mar 2nd, 2018

Cancer colorectal : pourquoi se faire dépister ?

Avec 42.000 nouveaux cas par an, le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent et le 2e plus meurtrier. Pourtant, il se soigne bien dans 90% des cas lorsqu’il est pris à temps ! L’opération Mars Bleu est une invitation au dépistage pour tous les 50-74 ans.

Si vous avez entre 50 et 74 ans, vous faites partie des 16,5 millions de personnes qui devez penser à vous faire dépister tous les 2 ans pour le cancer colorectal, rappellent le ministère de la Santé et l’Institut National contre le Cancer (Inca). Le 1er mars 2018 est en effet officiellement lancé Mars Bleu, une opération annuelle de sensibilisation à ce type de cancer qui peut être soigné dans 9 cas sur 10 lorsqu’il est détecté à temps.

En effet, le cancer colorectal débute par l’apparition d’une tumeur, appelée polype, sur la paroi interne du côlon et du rectum. Le processus de mutation de ce polype en cancer peut durer une dizaine d’années, et se développe souvent sans symptôme ou presque (fatigue, douleurs abdominales, troubles digestifs et saignements dans les selles comptent parmi les symptômes les plus fréquents). Lorsque le polype est détecté à temps, le plus souvent il peut être facilement retiré par chirurgie.

Seulement 33,5% de participation à l’opération de dépistage

Se révélant dans 95 % des cas après 50 ans, le cancer colorectal est le 2e cancer le plus mortel après le cancer du poumon et 3e plus fréquent après le sein et la prostate, et représente 42.000 nouveaux cas chaque année en France. Bien que son diagnostic précoce permette de le soigner efficacement dans 90% des cas, l’organisme officiel Santé Publique France constate que le taux de participation aux opérations de dépistage, est de seulement 33,5% sur la période 2016/2017.

Bien que cela représente une légère hausse par rapport aux 29% de l’année précédente, cela reste en dessous des 45% recommandés par l’Europe. Ce dépistage est d’autant plus essentiel que de 90%, les chances de survie tombent à 70% lorsque le cancer a atteint les ganglions proches et à 13% lorsqu’il s’est propagé à d’autres organes.

Se faire dépister, c’est facile, et c’est à domicile

Première étape du dépistage : vérifier la présence de sang dans ses selles. Pour cela, il existe un test simple, délivré sur prescription, et pensé pour être fait à domicile. Outre un mode d’emploi, le kit contient tous les outils nécessaires pour réaliser un simple prélèvement de selles à l’aide d’un bâtonnet, une fiche d’identification à joindre à l’échantillon, et une enveloppe T pour envoyer le tout au laboratoire d’analyses dans les 24h. Les résultats arrivent ensuite dans les deux semaines environ.

L’ensemble du processus est très bien expliqué dans cette vidéo de l’Inca :

Attention : un test positif ne signifie pas que l’on a le cancer colorectal, mais que du sang a été détecté dans les selles. Si c’est le cas, il faudra passer une coloscopie pour déterminer s’il y a cancer ou non. Lorsqu’il est pris tôt, le cancer colorectal peut être efficacement traité par une simple chirurgie.

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