Publié le: mer, Fév 14th, 2018

Black Panther : Un blockbuster pas comme les autres, notre critique

Black Panther est un blockbuster pas comme les autres et c’est une très bonne chose.

Pas facile d’être Black Panther quand on voit les tentatives de descendre le film sur Rotten Tomatoes avant même sa sortie ou une faille Google qui a permis de renommer le film en “Planète des Singes : Suprémacie”. Mais malgré ça, le film restait très attendu avec notamment un nombre de préventes impressionnant aux US et est très scruté pour des raisons évidentes. Avec un casting (presque) totalement noir, le film porte forcément un message identitaire et politique fort qui était impossible pour Ryan Coogler de ne pas mettre au cœur du film qu’il a écrit et réalisé.

Si on peut faire un reproche à Black Panther, c’est le même que l’on entend à chaque film Marvel. La réalisation est efficace, très conventionnelle et remplit le cahier des charges des studios Marvel, ne se permettant pas beaucoup de folies derrière la caméra. Ça ne veut pas dire qu’on en prend pas plein la vue et le boulot sur le Wakanda, que ça soit ses villes ou ses décors naturels est sublime. Mais forcément, le point le plus important du film reste son scénario pour les enjeux importants et très politiques qu’il véhicule, de l’autarcie et du repli communautaire en opposition à la nécessité de s’ouvrir au monde, à d’autres cultures et surtout d’insister sur la coopération entre les peuples.

Un démarrage un peu long 

Le film met pas mal de temps à démarrer, et pas seulement à cause du temps passé (mais vital) à introduire le Wakanda, son histoire, son organisation politique et les acteurs de cette société partagée entre tradition et modernité. Le début du film semble long et il faut vraiment attendre l’entrée en scène d’Erik Killmonger pour que ça décolle, mais la performance de Michael B. Jordan vaut clairement l’attente. Dans ce casting excellent, l’acteur est stratosphérique, captive dès qu’il est présent et nous offre un méchant comme Marvel devrait en faire pour CHACUN de ses films. Difficile d’en dire plus sans spoiler, mais c’est un modèle à suivre pour les films de super héros.

Un beau casting 

Forcément, Chadwick Boseman joue bien son rôle de nouveau roi tiraillé sur ce qu’il devrait faire et sur l’héritage de la panthère noire et de son père mais c’est surtout le petit monde qui gravite autour de lui qui rend le film si vivant. Sa petite sœur Shuri, sa garde du corps Okoye ou même la reine mère sont des représentations de femmes fortes et libres géniales, donnant à Black Panther un autre message hyper positif. On le ressent également dans la relation entre T’Challa et Nakia, dans une romance que l’on constate mais que l’on voit très peu et le personnage de Lupita Nyong’o ne sert jamais de prétexte amoureux au personnage principal masculin mais avant tout de guide moral. On regrettera tout de même le traitement du personnage d’Andy Serkis mais l’ensemble fait de Black Panther un blockbuster vraiment singulier et traite ses thèmes (politiques ou non) de manière parfois un peu simple mais toujours avec beaucoup de justesse.

Melty

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