Publié le: mer, Fév 14th, 2018

Plaintes dans l’affaire du lait infantile contaminé : l’objectif est de « faire la lumière » puisqu’on entend « tout et son contraire »

Ingrid Kragl, directrice générale de Foodwatch, est revenu mercredi sur franceinfo sur les causes de la plainte contre X, déposée par son association, pour douze infractions commises par Lactalis, les distributeurs, les laboratoires et les autorités publiques dans l’affaire du lait infantile contaminé. 

L’association Foodwatch va déposer plainte contre X pour 12 infractions commises par Lactalis, les distributeurs, les laboratoires et les autorités publiques dans l’affaire du lait infantile contaminé. « L’objectif de cette plainte, c’est bien de faire la lumière puisqu’on entend tout et son contraire », a expliqué, mercredi 14 février sur franceinfo, Ingrid Kragl, directrice générale de Foodwatch.

« Ces quatre acteurs dans les maillons de la chaîne ont des obligations et ils ont absolument tous failli à leurs obligations », a accusé Ingrid Kragl. « Je ne dis pas tous coupables, l’enquête devra le démontrer », mais « ils sont tous responsables, c’est absolument certain », a assuré la directrice générale de Foodwatch.

À la plainte de l’association Foodwatch s’ajoutent les plaintes de 30 nouvelles familles contre Lactalis des membres de l’Association des familles de victimes du lait contaminé aux salmonelles pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « blessures involontaires ». Ces plaintes, révélées par franceinfo mercredi, s’ajoutent à 15 premières plaintes déjà déposées précédemment auprès du procureur de la République de Paris. « Tous ces parents qui rejoignent notre plainte ont alerté les supermarchés dès décembre pour dire : ‘Attendez, il y a des produits rappelés qui continuent d’être commercialisés et rien ne s’est passé ?' », a expliqué Ingrid Kragl.

« Le système ne nous protège pas de ce genre de danger sanitaire », a regretté la directrice générale de Foodwatch pour qui « il y a eu des défaillances à différents niveaux de la chaîne ». Dans ce contexte, « il faut d’urgence remettre tout cela à plat, revoir le système de sanction, renforcer le cadre réglementaire parce que les lois existent mais elles ne sont pas appliquées et ça c’est très grave », a conclu Ingrid Kragl.

Franceinfo

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