Publié le: mar, Fév 13th, 2018

Payer un double loyer, l’un des principaux freins à la mobilité des étudiants

Un jeune sur deux choisit de conserver son logement et payer un loyer même s’il reste inoccupé, selon un sondage de Smartrenting publié en exclusivité par Le Figaro Étudiant.

Réaliser un voyage de longue durée, partir en Erasmus, effectuer un stage à l’autre bout de la France… Les jeunes sont toujours plus enclins à partir pour le plaisir, les études ou le travail. Plus d’un jeune sur deux (56%) a un projet de mobilité susceptible de lui faire quitter son logement plus de deux semaines. Ce taux atteint les 79% chez les étudiants en école de commerce et d’ingénieurs. C’est ce qu’indique une enquête d’OpinionWay pour Smartrenting*, une agence de gestion locative spécialisée dans la sous-location, publiée en exclusivité par Le Figaro Étudiant. La majorité des jeunes prévoit de partir moins de trois mois, 26% entre trois et six mois et 16% plus de six mois.

L’envie de partir est donc forte, mais de nombreux obstacles dissuadent les jeunes de réaliser leur projet. Premier d’entre eux: le coût de la mobilité, cité par 60% des sondes. Si trouver un logement dans le pays d’accueil constitue un premier frein, le paiement d’un double loyer en est un autre pour un jeune sur trois, d’après le sondage.

La sous-location, pratique légale mais méconnue

L’étude soulève une méconnaissance des jeunes sur la sous-location. Trois quarts des locataires sont persuadés que cette pratique est illégale. Or, il est tout à fait légal de sous-louer son logement si deux conditions sont remplies: avoir une autorisation écrite du propriétaire et ne pas facturer un montant supérieur au loyer. «Les étudiants sont mal informés. De fait, ils s’autocensurent et n’osent pas demander l’autorisation à leur propriétaire, alors que le taux d’acceptation est de 80%», commente Thibault Martin, président et fondateur de Smartrenting.

54% des jeunes décident donc de conserver leur logement et de payer un loyer même s’il reste inoccupé. «Pendant plusieurs semaines ou mois, ces étudiants paient pour un logement vide alors que le logement représente déjà la moitié de leur budget», poursuit Thibault Martin. 18% des locataires vont jusqu’à résilier leur bail même pour une absence quelques semaines. Finalement, seuls 16% sous-louent leur logement soit directement auprès du sous-locataire, soit en passant par des intermédiaires.

Les jeunes locataires se montrent rassurés par des services de gestion des sous-locations comme Smartrenting. La société paie l’intégralité du loyer au locataire pendant son absence, même si le logement ne trouve pas preneur. Elle s’occupe aussi de l’état des lieux, de la remise de clés, du ménage ou encore de l’entrepôt d’affaires précieuses pendant la durée de la sous-location.

* Sondage OpinionWay pour Smartrenting menée en ligne auprès de 1008 personnes de 18 à 30 ans ayant un niveau d’études minimum correspondant à un bac +2 (hors IUT et BTS). Parmi les sondés, 19% des propriétaires, 59% sont locataires et 22% sont logés à titre gratuit.

Figaro

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