Publié le: mar, Fév 13th, 2018

Charles Pieri convoqué à la gendarmerie de Ghisonaccia (Sulidarita)

L’ex-chef du FLNC Charles Pieri est convoqué mardi à 10H à la gendarmerie de Ghisonaccia, au sud d’Aleria, a indiqué sur Twitter Sulidarita, l’association corse de défense des prisonniers dits politiques qui appelle à un rassemblement pour le soutenir.

« L’associu Sulidarita appelle ses militants et sympathisants à se réunir devant la gendarmerie de Ghisonaccia demain à partir de 10H suite à la convocation de Carlu Pieri, militant de Corsica Libera », le parti de Jean-Guy Talamoni dont il est récemment redevenu l’un des membres de l’exécutif, peut-on lire sur le compte Twitter de l’association.

Cette convocation intervient dans le cadre de l’enquête ouverte suite à la publication sur Facebook d’un message injurieux envers Mme Erignac, veuve du préfet assassiné, sur un compte attribué à l’ex-chef du FLNC Charles Pieri, a précisé sur CNews Jacqueline Gourault, la « Madame Corse » du gouvernement.

Ce message, qui compare Dominique Erignac aux femmes françaises ayant collaboré avec les Allemands pendant de la Seconde Guerre mondiale, a été publié mercredi vers 2 heures du matin, quelques heures après le discours prononcé mardi à Ajaccio par la veuve du préfet Claude Erignac lors de la cérémonie d’hommage à son mari. Il a été diffusé sur le compte Facebook « Di l’altu pianu », attribué à Charles Pieri, ex-leader du Front de libération nationale corse (FLNC).

« Il y a constitution d’une infraction pénale d’injure par voie de communication, qui a justifié l’ouverture d’une enquête judiciaire », avait indiqué dimanche le procureur de la République d’Ajaccio Eric Bouillard, précisant avoir effectué un signalement d’abus pour « offense » auprès du réseau social qui a été retiré le message samedi. Une enquête contre X a également été ouverte dès jeudi.

La convocation de M. Pieri intervient au même moment que la rencontre à Paris prévue à 10H30 entre Jacqueline Gourault, la « Madame Corse » du gouvernement et les dirigeants nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni pour discuter de l’inscription de la Corse dans la Constitution.

La publication de ce message a suscité l’indignation tant dans la classe politique que dans la société civile insulaire.

« Quel qu’en soit l’auteur, je n’en partage évidemment pour ma part ni la forme ni la teneur », a réagi lundi Jean-Guy Talamoni dans un communiqué.

« Le contenu de ce texte est inacceptable et contraire à ce que je suis et ce que je pense, au plan philosophique, éthique et politique », avait quant à lui dénoncé dès dimanche midi Gilles Simeoni, président du conseil exécutif corse .

La Ligue des droits de l’Homme a, elle, condamné « fermement des propos d’une violence extrême, insupportables, méprisants (…) injurieux pour Madame Erignac et pour toutes les femmes. »

AFP

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