Publié le: mer, Déc 27th, 2017

Chômeurs : des sanctions bientôt durcies ?

Selon le Canard enchaîné, le gouvernement français envisage de durcir les sanctions contre les chômeurs qui refusent des offres ou ne recherchent pas activement un emploi.

Emmanuel Macron s’y était engagé durant la campagne présidentielle, la réforme semble être en marche. Le renforcement des contrôles des chômeurs serait actuellement un dossier du ministère du Travail.

Selon le Canard enchaîné, qui s’est procuré une note confidentielle sur laquelle travaille Antoine Foucher, le directeur de cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, les contrôles des chômeurs vont être renforcés, et les sanctions contre les chômeurs durcies.

La situation actuelle

Aujourd’hui, un chômeur qui ne recherche pas suffisamment un emploi, ou qui refuse une formation  pour trouver un travail peut voir ses aides réduites de 20%, durant 2 à 6 mois. En cas de récidive, les allocations peuvent être réduites de 50%, pour 2 à 6 mois.

Si un chômeur refuse, à deux reprises, une offre “raisonnable” d’emploi, l’allocation est suspendue durant deux mois. En cas de récidive, elle peut être supprimée pendant deux à six mois, voire définitivement.

Selon la note consultée par le Canard enchaîné, ces sanctions pourraient être durcies.

Les sanctions durcies

Une recherche insuffisante, un refus de formation ou un refus de deux offres d’emploi jugées raisonnables, entraînerait une réduction des allocations de 50 % pendant deux mois. En cas de récidive, elles seraient supprimées pour deux mois.

Autre nouveauté, selon ce document, l’apparition d’un “rapport d’activité mensuel” que chaque demandeur d’emploi devra remplir tous les mois. Il devra y lister l’ensemble des démarches effectuées pour favoriser son retour à l’emploi.

La négociation sur la réforme de l’assurance chômage doit débuter le 11 janvier et s’achever mi-février. De telles révélations, si elles sont confirmées par le gouvernement, font grincer des dents syndicats et associations de chômeurs.  “C’est entretenir un préjugé que les gens ne cherchent pas d’emploi, il ne faut par durcir les contrôles mais assurer un meilleur accompagnement, avec plus de conseillers”, explique à France 2 Marc Desplats, du mouvement national des chômeurs et des précaires.

AFP

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