Publié le: lun, Nov 13th, 2017

13 novembre 2015 : 600 rescapés et proches de victimes réunis au Bataclan

Il y a deux ans, jour pour jour, l’horreur frappait une nouvelle fois la France.

Ce lundi 13 novembre, la France se souvient des sombres événements qui se sont déroulés il y a deux ans. Un vendredi soir ordinaire était transformé en nuit de cauchemar par trois commandos fous, qui à coups d’armes de guerre, faisaient 130 morts et 350 blessés directs.

Depuis 9 heures, Emmanuel Macron s’est rendu sur les lieux des attaques. Chaque fois, une cérémonie sobre et silencieuse s’est déroulée, en mémoire des victimes. Vers midi, le chef de l’Etat se joindra à la cérémonie de lâcher de ballons, organisée par l’association de familles de victimes Life for Paris.

Notre mémorial des victimes

11h55. Macron au Bataclan. Le président de la République et toutes les personnalités politiques présentes à la cérémonie prennent le temps de saluer les proches des victimes du Bataclan, des rescapés et des personnes qui avaient été blessées dans la prise d’otages.

11h40. Les larmes de Pécresse. La présidente de la région Île-de-France est à son tour gagnée par l’émotion.

11h35. Emmanuel Macron submergé. Alors qu’il était resté très sobre dans ses accolades, le chef de l’Etat semble gagné par une forte émotion. Il étreint longuement un homme, qui se laisse aller dans ses bras.

11h27. Triste litanie. Dans le plus grand silence, excepté le bruit des déclencheurs des appareils photo, le nom des 90 victimes mortes au Bataclan est prononcé.

11h25. Main dans la main. Emmanuel et Brigitte Macron arrivent devant le Bataclan pour l’avant-dernière étape des cérémonies d’hommage aux victimes. Ils retrouvent sur place la ministre de la Culture, Françoise Nyssen.

11h10. Les pompiers au Bataclan. Comme les urgentistes rue de Charonne (lire ci-dessous à 10h37), les sapeurs-pompiers de Paris ont souhaité participer à l’hommage aux victimes.

11h04. L’attaque la plus cruelle. 90 personnes ont été tuées au Bataclan, et 413 blessées.

11h02. Rappel. Au Bataclan, ce sont trois Français, partis se former en Syrie, qui ont pénétré dans la salle de concert il y a deux ans, à 21h40. Après la mort de Samy Amimour, tué par un commissaire, Ismaël Omar Mostefaï et Foued Mohamed-Aggad s’échappent à l’étage où ils prennent en otage de nombreux spectateurs.

11 heures. Cazeneuve invité. L’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui était ministre de l’Intérieur il y a deux ans, est au Bataclan pour l’hommage aux victimes.

Marie, l’interlocutrice cachée d’Abaaoud Notre journal révèle un pan méconnu de l’enquête tentaculaire sur les attentats du 13 novembre : des dizaines de PV d’enquête qui racontent les conversations d’une certaine Marie avec Abdelhamid Abaaoud, probable donneur d’ordres des attentats, membre du « commando des terrasses », décédé dans l’assaut d’un squat de Saint-Denis.

10h53. Avec les familles. Emmanuel Macron s’attarde auprès des familles de victimes. A La Belle Equipe, le patron, Grégory Reibenberg, avait perdu sa compagne et son associé, ainsi que sept autres proches.

10h42. En souvenir. Une grande plaque de marbre a été apposée sur l’une des façades du Palais de la Femme, un centre d’accueil pour femmes géré par l’Armée du Salut.

10h41. Valls rue de Charonne. Emmanuel Macron arrive devant la Belle Equipe. Il est accueilli par l’ancien Premier ministre Manuel Valls, qui habite tout près, rue Keller, dans le XIe arrondissement.

10h37. Les soignants à la Belle Equipe. Des médecins urgentistes, des personnels du Samu, infirmiers, soignants, de l’hôpital Saint-Antoine, qui s’étaient pressés sur les lieux le soir des attaques, se joindront à l’hommage rue de Charonne.

10h36. Vers la Belle Equipe. Devant ce restaurant, situé rue de Charonne, vingt et une personnes avaient perdu la vie. Leurs noms, leurs portraits, leurs vies, à retrouver ici, dans notre mémorial des victimes.

10h30. 600 familles attendent la cérémonie devant le Bataclan.

10h28. Mêmes personnes, un autre lieu. La même délégation, le président, son épouse, la maire de Paris, la présidente de la région Île-de-France, les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, s’installent devant la terrasse du Comptoir Voltaire.

10h25. Si, c’est utile. « La compassion nationale aide les victimes à se remettre, à la différence de victimes d’agressions qui sortent de l’hôpital sans qu’on sache ce qu’elles ont vécu », estime le docteur Florian Ferreri, sur BFM TV.

10h20. Pas de nom quai Voltaire. Le président est attendu à la terrasse du Comptoir Voltaire. Aucun nom ne sera cité puisque le seul mort, sur la terrasse de ce café, fut Brahim Abdeslam, le frère aîné de Salah Abdeslam. Assis à une table, il avait fait exploser sa veste. Il s’était mortellement blessé.

10h15. Bonne initiative. A l’occasion de la journée de commémorations, une formation aux gestes qui sauvent est proposée cet après-midi même, aux députés, à l’Assemblée nationale.

10h05. La marche des musulmans contre le terrorisme a commencé au Mur de la paix.

10h02. Cinq vies ont été perdues à la Bonne Bière.

9h57. Un habitant raconte l’après. « La vie est plus calme. Un riverain du Carillon et du Petit Cambodge raconte, sur BFM, « le silence du quartier, comme en deuil, dans les semaines qui ont suivi les attentats. Les deux restaurants sont considérés par les habitants comme une place de village. « Les rideaux de fer ont été longtemps baissés. Le jour où ça a rouvert, il y a eu comme un ouf de soulagement ».

9h55. Pas à pas. Emmanuel Macron remonte à pied la rue Alibert en compagnie de la maire de Paris Anne Hidalgo. Ils se rendent rue de la Fontaine au Roi, à la Bonne Bière.

9h52. Des attentats traités comme une scène de guerre. « La médecine de guerre nous a énormément appris, à gérer ce type d’événements. D’autres pays, d’autres études, nous permettent d’améliorer la prise en charge des blessures psychiques que l’on rencontre au long cours », explique, sur BFM, Florian Ferreri, psychiatre à l’hôpital Saint-Antoine.

9h50. Le message de solidarité du CFCM. Le Conseil français du culte musulman appelle les Français à rester « unis et solidaires » pour venir « à bout » du terrorisme. Les musulmans de France « rejettent dans leur immense majorité les messages et les actes de haine et de violence », rappelle l’instance religieuse.

9h42. Le président s’attarde. Il discute longuement avec une femme très émue, qui, comme d’autres victimes, reste assise.

9h40. Un protocole au millimètre. Sur la chaussée gris foncé de la rue Alibert, des étiquettes ont été collées au sol sur du scotch noir, pour permettre aux officiels de savoir exactement où se placer.

9h34. Emmanuel et Brigitte Macron sur les terrasses. Le couple présidentiel arrive au Petit Cambodge et au Carillon. Treize personnes y ont perdu la vie. Certains médecins urgentistes se sont joints aux familles de victimes présentes.

9h31. Le témoignage d’une autre victime. « On a voulu retrouver tout de suite ce qu’on avait vécu avant, mon mari a repris le travail dès le lundi. Mais il a eu du mal un mois plus tard. Moi, j’ai eu un gros boomerang lors des attentats de Bruxelles », le 22 mars 2016. « Toutes mes convictions intimes ont été abattues », témoigne une femme, rescapée du Bataclan, sur C News.

9h30. Dans le Xe. Le président de la République est attendu au carrefour du Carillon et du Petit Cambodge, première étape sanglante du commando composé de Chakib Akrouh, Brahim Abdeslam et Abdelhamid Abaaoud.

9h25. Comprendre le stress post-traumatique. « La mémoire traumatique s’allume dès qu’un événement de stress est enclenché », témoigne une psychiatre sur CNews.

9h22. Les mots des politiques Le maire d’Angers Christophe Bechu adresse toutes ses pensées aux « victimes de la barbarie ». Pierre Moscovici se rappelle « la douleur de cette nuit tragique ».

9h17. Les cérémonies suivent leur cours. Le cortège présidentiel prend la direction du Xe arrondissement.

9h12. Les mots de Taubira. Rien ne s’efface ni ne s’estompe. Les souvenirs mêlent de la tendresse à la tristesse. Cette présence préservée signe une victoire, amère et âpre, mais sûre », écrit l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira sur Twitter.

9h07. Les époux Macron près des victimes. Brigitte et Emmanuel Macron se dirigent vers une rangée de personnes, proches de Manuel Dias ou blessées dans l’explosion du Stade de France.

9h05. Manuel Dias. Le nom de l’homme tué dans l’explosion de la veste piégée des trois kamikazes est cité. Une gerbe de fleurs est déposée. Manuel Dias était chauffeur de car, il était présent sur l’esplanade à 21h20. Le père de Manuel Dias ne salue pas le président.

9h03. Le président de la République arrive au Stade de France. Sur place se trouvent déjà les ministres Gérard Collomb et Nicole Belloubet, l’ancien président François Hollande. Brigitte Macron est également présente.

8h50. L’ancien patron du RAID marqué à jamais. Jean-Michel Fauvergue, député LREM et ancien patron du RAID, est entré dans le Bataclan : quand il arrive, « c’est un massacre et ça c’est quelque chose qui est gravé dans les têtes définitivement… Je ne sais même pas si des scènes de guerre de ce type-là ont déjà existé, sans doute, peut-être, mais moi j’avais jamais connu ça. Il faut se faufiler au milieu des cadavres et des blessés pour aller bloquer les terroristes qui sont de l’autre côté de la scène », raconte-t-il sur RTL.

Se souvenir des victimes Le mémorial des victimes

8h30. Les « pourquoi » d’un rescapé. « Je ne ressens rien pour Abdeslam, assure sur LCI Benjamin Vial, rescapé du Bataclan (lire ci-dessous à 8h15). J’aimerais bien qu’il parle. J’ai pas mal de questions pour pouvoir continuer de construire mon puzzle. Pourquoi ce jour-là, pourquoi ces cibles, pourquoi ce concert ? »

8h28. Que faire des déçus du djihad ? « Il ne faut faire preuve d’aucune naïveté. Je suis extrêmement prudent », affirme sur France Inter le Premier ministre. « On estime à 580 Français toujours là-bas, plus 600 enfants. C’est énorme. Depuis janvier, on a eu 9 retours ».

8h25. Édouard Philippe et la menace. « La défaite militaire de Daech en Irak et en Syrie, son emprise territoriale fondant, c’est probablement plus difficile d’organiser de là-bas une opération terroriste. Tant mieux, c’est ce qu’on recherchait. […] Mais la menace reste très élevée », prévient Édouard Philippe.

8h22. Ah, Paris. « On aurait deux ans après bien tort d’être insouciant et léger, mais tout de même, la France est toujours la France », relève-t-il.

8h20. Les enfants d’Édouard Philippe étaient à Paris. « Comme tous les Français, je peux me souvenir », dit-il sur France Inter. Le Premier ministre était au Havre, dont il était maire. « Ma mère était avec mes enfants à Paris. Je peux avec précision me souvenir de l’effroi quand j’ai commencé à comprendre, quand j’ai pris conscience, avec mon fil Twitter et les alertes de mon téléphone, de la peur que j’ai eue, les premiers contacts que j’ai essayé d’avoir. Le lendemain je suis arrivé à Paris vers 18h30-19 heures, normalement Paris est plein, grouillant, et c’était vide, lugubre, abattu ».

8h15. Un rescapé du Bataclan raconte. Benjamin Vial, qui était au Bataclan ce soir-là, a écrit un livre. « Je me souviens de cet homme qui est devant moi, pendant le concert, et plus tard il est allongé sur moi, je ne réalise pas qu’il est mort, mais il l’est ». Ce père de deux petites filles, âgées de 5 et 8 ans au moment des attaques, raconte sur LCI : « Le premier mois j’ai vécu dans l’allégresse, le bonheur d’être vivant. C’est après que la peur est venue. […] C’était incontrôlé. Au-delà de la peur, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait ».

 

8h10. Paris se souvient. Des banderoles ont été déroulées sur la façade de l’Hôtel de Ville de Paris.

7h50. 8 mineurs en prison. Selon la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, huit mineurs de 16 à 18 ans, de retour de la zone irako-syrienne, se trouvent actuellement en prison. Ce qui veut dire qu’ils ont combattu ? « Oui », répond-elle.

7h47. Un centre de résilience pour aider les victimes. Sur RTL, la ministre de la Justice Nicole Belloubet annonce la création prochaine d’un « centre de résilience » destiné à former les personnels qui accompagnent les victimes. L’idée est de personnaliser le suivi au maximum, à l’exemple des tables rondes organisées avec Pôle Emploi pour aider, de manière individualisée, les victimes à retrouver un emploi ou une formation.

7h45. Où était Belloubet ce soir-là. « Oui, je me souviens… J’étais à Toulouse, on regardait le match avec des amis. Et puis cette sidération qui est montée tout au long de la nuit, absolument incroyable », raconte la garde des Sceaux sur RTL.

7h40. Valls touché intimement. « Ça m’a marqué, ça me marquera à vie. D’autant que des proches, des amis, ont perdu leur enfant », confie sur C News l’ancien Premier ministre Manuel Valls.

7h37. Valls avait compris très vite. « Dès les premières secondes, j’ai compris. Le président de la République était présent (au Stade de France), il a eu la bonne réaction, pour ne pas risquer un mouvement de panique parmi 80 000 personnes. J’ai compris tout de suite que nous faisions face à des attaques multiples qui allaient conduire à une tuerie de masse ».

7h36. Le point qui effraie. 302 djihadistes français sont rentrés en France, 120 hommes et 14 femmes en prison. Les autres libres mais surveillés.

7h35. Une soixantaine de terroristes seront libérés dans quelques mois. En cause, les temps d’enquête, logiquement longs, face aux délais de procédure. A moins que le risque qu’ils commettent des actes terroristes ne soit avéré.

7h33. « La guerre va se poursuivre… sous une autre forme », prévient Manuel Valls, ancien Premier ministre, sur C News. « Il faut être vigilant, se coordonner avec les services de renseignement étrangers, et essayer d’avoir un coup d’avance.

7h20. Abdeslam prostré et « toqué ». Toujours silencieux, Salah Abdeslam, seul membre vivant connu des commandos du 13 novembre, reste prostré dans sa cellule de Fleury-Mérogis, surveillée 24 heures sur 24. Le reste du temps, il est obsédé par la propreté des lieux, et passe de longs moments à tout nettoyer, y compris sa nourriture.

7h15. Marek Halter en homme de paix. L’écrivain français, juif d’origine polonaise, soutient une marche des « jeunes musulmans contre le terrorisme. Le départ est prévu à 9 heures, du Mur de la Paix au Champ de Mars, créé par sa femme Clara Halter, décédée il y a quelques jours, jusqu’au Bataclan.

7h10. Pas de procès avant 2020. Le procureur de la République de Paris, François Molins, l’a redit il y a quelques jours : les juges d’instruction du pôle antiterroriste espèrent clôturer le dossier au printemps 2019, ce qui permet d’envisager un procès toute fin 2019 ou début 2020.

7h05. Abdeslam, ce menteur. « Ce personnage va continuer à mentir », dit sur LCI, au sujet de Salah Abdeslam, Jacques di Bona, commissaire divisionnaire honoraire, ancien n°2 de l’UCLAT, et rescapé du Bataclan.

7 heures. Une matinée intense. Les hommages officiels se dérouleront de 9 heures à environ 12h30.

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