Publié le: mar, Nov 7th, 2017

Le mari violent placé en détention

Des faits qui ont eu lieu à Limoux, rue de la Mairie, dans la nuit du 7 au 8 octobre dernier (notre édition du 10 octobre).

Des conclusions de la défense tardives

Le 9 octobre dernier, lors de l’audience de comparution immédiate, c’est l’avocat du prévenu, Me Serge Megnin, qui avait sollicité un report pour mieux préparer la défense de son client. Hier, en revanche, c’est la procureure de Carcassonne qui a requis un renvoi de l’affaire à une date ultérieure, car elle n’avait pas eu le temps matériel de répondre aux conclusions de la défense qui lui avaient été transmises par fax la veille, à 20 h 50. «Excusez-moi pour l’heure tardive, a indiqué l’avocat à la procureure, mais il me manquait le procès-verbal d’interpellation…»

Hier, cette affaire de violences conjugales n’étant une fois de plus pas abordée dans le fond, il s’est agi pour le tribunal de statuer sur le sort de David en attendant qu’il soit jugé le jeudi 16 novembre, à 14 heures.

Du côté du parquet, c’est le maintien en détention qui a été requis, «afin d’éviter le renouvellement de l’infraction et les pressions sur les victimes». Pour la défense, Me Serge Megnin est revenu sur la période que son client vient de passer à la maison d’arrêt : «Ça lui a permis de prendre du recul sur ces faits assez malheureux… Levez son placement en détention provisoire !»

Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement décidé du maintien en détention de David, pour les mêmes raisons qui ont motivé le ministère public.

Près d’un mois après son placement en détention provisoire, David D., un Limouxin âgé de 36 ans, est revenu à la barre du tribunal de Carcassonne, hier, pour répondre de violences exercées sur sa femme et son fils de 4 ans.

A propos de l'Auteur

-