Publié le: jeu, Oct 12th, 2017

En Centrafrique, des casques bleus une nouvelle fois accusés de viol

 

Fin août, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires, Stephen O’Brien, a mis en garde la communauté internationale contre des « signes avant-coureurs de génocide » en Centrafrique. Mercredi, le conseiller spécial des Nations unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, a estimé, au terme d’une visite de six jours dans le pays, que la situation en Centrafrique « est grave », mais qu’il n’est pas encore question de « pré-génocide », tout en condamnant « avec la plus grande fermeté l’incitation à la haine ethnique et confessionnelle ».
Des membres de la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique, ont déjà été accusés dans le passé d’abus sexuels. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui doit effectuer fin octobre une visite en Centrafrique et s’entretenir avec des victimes, a édicté la tolérance zéro à ce sujet.

Recrudescence d’affrontements

La Minusca, déployée depuis 2014 en Centrafrique, compte quelque 12 000 militaires. En juin, un bataillon de plus de 600 soldats du Congo-Brazzaville avait été renvoyé après des accusations d’agressions sexuelles et de divers trafics. En 2016, 120 casques bleus congolais avaient déjà été renvoyés chez eux après des allégations d’agressions sexuelles. Pour des faits remontant à 2014, des militaires français de l’opération « Sangaris » avaient aussi été mis en cause.

La Centrafrique connaît depuis plusieurs mois une recrudescence d’affrontements entre groupes armés, qui se disputent le contrôle des ressources naturelles et des zones d’influence. Si l’intervention de la France (2013-2016) et celle de la Minusca ont permis un certain retour au calme, les violences ont progressivement repris depuis le départ de la force française « Sangaris ».

Fin août, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires, Stephen O’Brien, a mis en garde la communauté internationale contre des « signes avant-coureurs de génocide » en Centrafrique. Mercredi, le conseiller spécial des Nations unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, a estimé, au terme d’une visite de six jours dans le pays, que la situation en Centrafrique « est grave », mais qu’il n’est pas encore question de « pré-génocide », tout en condamnant « avec la plus grande fermeté l’incitation à la haine ethnique et confessionnelle ».

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