Publié le: ven, Août 25th, 2017

Aux Etats-Unis, la campagne permanente de Bernie Sanders

Zachary Hancock tient un diner à Huntsville, dans l’Alabama. En janvier 2016, il s’est rendu à Birmingham, la plus grande ville de l’Etat, pour écouter le sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders. Il se souvient d’une pluie fine sur le Boutwell Auditorium, « un bâtiment rempli d’Histoire dans une ville remplie d’Histoire ».

On commémorait la naissance de Martin Luther King ; la journée était pleine de symboles. « Je vois ce petit homme, humble et grincheux, sortir du Capitole et raconter des vérités qui blessent sur les inégalités de ce pays, les politiciens qu’on achète, le réchauffement climatique. Au bout de dix minutes, Sanders regarde sa montre, et dit qu’il est temps de se remettre au travail. »

Que devient le grand espoir de la gauche américaine en 2016, l’autre surprise des élections ? C’est simple, Sanders ne raccroche pas. Depuis l’intronisation de Donald Trump, en janvier, l’élu a labouré une vingtaine d’Etats. Un Never Ending Tour à la Bob Dylan – hippie né, comme lui, en 1941. Nevada, Iowa, les deux Carolines… Sanders sillonne le cœur du pays, hors des radars des médias.

L’homme politique le plus populaire du paysA peine une semaine après l’élection présidentielle de 2016, il publie Notre révolution, le combat continue, un livre de compte rendu de la campagne et de propositions pour l’avenir. Vendu à plus de 300 000 exemplaires aux Etats-Unis, l’ouvrage paraîtra le 20 septembre en France (éd. Les liens qui libèrent).

Bernie Sanders crée aussi Our Revolution, une plate-forme de dons pour financer les prochaines campagnes locales, et, en juin, le Sanders Institute, un think tank pour « revitaliser la démocratie ».

A presque 76 ans, Bernie Sanders tient à la fois de la rock star et de l’autorité morale. Sa surprenante campagne de 2016 l’a fait connaître loin de ses bases de Nouvelle-Angleterre. En avril, un sondage Harvard-Harris le consacrait…

A propos de l'Auteur

-