Publié le: mer, Août 23rd, 2017

Fin des contrats aidés, l’inquiétude du département

Suite à l’annonce de la suppression des contrats aidés pour les entreprises, et de leur restriction pour les associations et collectivités, Pierre Camani, président du conseil départemental, interpelle la ministre.

Près de 50 personnes sont actuellement employées en contrat aidé par la collectivité département de Lot-et-Garonne. Plus de deux tiers sont affectés dans les collèges. Si le Département devait les financer, il débourserait 1,2 million d’euros. Une nouvelle charge que la collectivité aurait du mal à assumer. Après l’annonce de cette suppression par le gouvernement, le président du conseil départemental, Pierre Camani, a envoyé un courrier à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Il lui fait part de la «plus vive inquiétude» des collectivités et des associations. «C’est un coup dur porté aux associations particulièrement d’éducation populaire, sportives et culturelles dont l’importance en termes de créations d’emplois, d’animation du territoire et de lien social est majeure dans un département rural comme le Lot-et-Garonne.»

Les aides à domicile seront impactées

Les aides à domicile seront impactées : «Plusieurs responsables d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, associations et fédérations d’aide à domicile» sont également concernées.

Le président du Département dénonce des effets «désastreux» sur le plan social. «Ces contrats permettent à des personnes en grande difficulté d’obtenir un emploi» grâce aux aides financières de l’Etat envers les employeurs. «L’employeur met alors en place une démarche de formation pour la personne recrutée, cela conforte le parcours d’insertion.» Pierre Camani fait également allusion aux contrats passés dans les écoles et à l’embarras des maires.

«Les collectivités de proximité sont lourdement impactées par cette mesure, notamment dans des missions faisant appel à des contrats aidés comme l’entretien, le périscolaire lui aussi en pleine réforme avec la fin des temps d’activité périscolaire dans de nombreuses communes» qui repartent sur une semaine à quatre jours. Autre inquiétude, la fin des contrats aidés est programmée rétroactivement à compter de juillet 2017. «L’engagement des départements auprès des communes et des collèges ne pourra pas être honoré et les personnes qui ont été sélectionnées ne pourront intégrer leur poste dans les jours qui viennent. C’est inadmissible.»

A propos de l'Auteur

-