Publié le: jeu, Août 10th, 2017

Isabelle et Catherine Orliac, l’histoire en héritage

Fières héritières d’un patrimoine historique et familial peu commun, Isabelle et Catherine Orliac sont les propriétaires d’un domaine viticole riche d’histoire à Clermont-Soubiran.

Situé sur les hauteurs de la commune surplombant Lamagistère, l’endroit était autrefois une place forte bénéficiant d’une situation et d’un point de vue la rendant peu vulnérable. Aujourd’hui adossé à une bastide du XIIe siècle, rénovée et agrandie au fil des années, près d’un ancien cimetière romain, le vignoble de 10 hectares, du Brulhois, fournit à la famille Orliac depuis 8 générations un vin rouge qu’elle se plaît à qualifier d’exception. Produit selon des techniques anciennes, mais pas obsolètes, et complété par une gamme de liqueurs aux ingrédients secrets, inspirée de recettes du XVIIIe siècle. Un terroir d’argile et de calcaire semblable au Saint-Émilion ou au Pomerol, dont le caractère l’amène à rivaliser avec les plus grands vins, sur les tables d’Alain Ducasse à Paris, ainsi qu’à Versailles ou plus récemment à Shangaï, Honk-Kong ou New York. «Les Deux sœurs d’Aquitaine», «Le Prince», «1 780 Royal Héritage», autant de noms de cuvée témoignant du prestige que s’accorde le château La Bastide. Il faut dire que le lointain ancêtre des deux sœurs, Jean Orliac, après s’être retrouvé dans un imbroglio lui ayant causé faillite et emprisonnement, eu le privilège d’avoir été libéré par une ordonnance de Louis XVI, fièrement affichée aujourd’hui dans le château, avant de devenir son fournisseur à la Cour de Versailles.

Un domaine reconnu

Un passé prestigieux qu’Isabelle et Catherine, aux affaires depuis 20 ans, n’hésitent pas à faire valoir aujourd’hui pour leur réputation. Car, après de nombreuses années d’affaires laborieuses, la découverte de cette fameuse lettre royale et l’attribution en 2011 du label AOC au Brulhois permettent au domaine de (re) conquérir ses lettres de noblesse. Un domaine qui espère désormais faire valoir sa notoriété à une échelle plus locale, en parallèle de sa conquête des marchés internationaux. En outre, l’obtention du label HVE (Haute Valeur Environnementale), et la collaboration avec le grand critique de vins Michel Bettane constituent des atouts supplémentaires à la commercialisation d’un cru de prestige, mis à mal par la concurrence des vins locaux et ceux de Bordeaux plus «grand public».

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