Publié le: jeu, Mai 18th, 2017

Edouard Philippe : les plans du Premier ministre, de Le Maire à Hulot

EDOUARD PHILIPPE – Lors du premier Conseil des ministres, Macron a souhaité que son Premier ministre ait un « rôle d’arbitre », afin de départager en cas de conflits les 18 ministres de son gouvernement, venus de tous bords.

L’ESSENTIEL – Edouard Philippe était député-maire du Havre, membre des Républicains, et soutien indéfectible d’Alain Juppé jusqu’alors. Même s’il est souvent loué pour son ouverture d’esprit et parfois qualifié de « centriste », celui qui a pris la tête du gouvernement Macron s’est d’emblée affirmé comme « un homme de droite » lors de la cérémonie de passation des pouvoirs avec Bernard Cazeneuve. Il s’est donc déjà prononcé, entre autres, contre la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples homosexuels et la gestation pour autrui (GPA), la loi de séparation bancaire, la loi contre la fraude fiscale, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, la loi relative au non cumul des mandats, la loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel, la loi santé, la déchéance de nationalité, la loi sur les rythmes scolaires, la loi relative à la corruption, la loi Travail d’El Khomri et… la loi Macron « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques ». Le nouveau Premier ministre est en revanche favorable au mariage pour tous (adoption pour les couples homosexuels comprise), une évolution de la loi sur la fin de vie et le redécoupage des régions.
Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, a indiqué, suite au premier Conseil des ministres qui s’est tenu ce matin, que le Premier ministre Edouard Philippe élaborera « une circulaire pour une plus grande efficacité de la méthode gouvernementale ».
« Le long terme revient à l’Elysée, le moyen terme à Matignon », a rappelé le Président Macron en conseil des ministres ce jeudi 18 mai au matin. « Le Président doit fixer la stratégie, son rôle est de donner un sens et tenir les équilibres de nos institution. Le Président veut un Premier ministre qui arbitre. Le long terme est à l’Elysée, le moyen à terme à Matignon. Le Président a assuré qu’il n’y aurait pas à l’Elysée de conseiller-ministre. Chacun à sa place », a rapporté le porte-parole du gouvernement.

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