Publié le: ven, Avr 14th, 2017

Attentats de Paris et Bruxelles : les mystères de « l’homme au chapeau »

Image d’une caméra vidéo à l’aéroport de Bruxelles montrant un suspect, prise le jour de l’attentat, le 22 mars 2016.

Il est l’un des personnages les plus énigmatiques de l’enquête sur les attentats de Paris et de Bruxelles. Evaporé au lendemain des attaques du 13 novembre 2015, Mohamed Abrini est subitement reparu, quatre mois plus tard, poussant une bombe sur un chariot à l’aéroport de Zaventem, caché derrière des lunettes de soleil et sous un chapeau cloche qui lui vaudra le surnom d’« homme au chapeau ».

Omniprésent dans la préparation de la campagne de terreur qui a frappé les deux capitales, Mohamed Abrini, de nationalité belge, est l’un des rares kamikazes à avoir été interpellé vivant. Comme Salah Abdeslam, à Paris, et Osama Krayem, dans le métro bruxellois, il dit avoir renoncé à la dernière minute à se faire exploser. Des trois, il est celui qui s’est le plus longuement exprimé devant les enquêteurs, celui dont la stratégie de défense est la plus élaborée.

Après un an et demi d’instruction, son rôle exact au sein de cette cellule terroriste continue de poser question. Son comportement déroute, ses déclarations intriguent. Abrini est-il un maillon important du réseau piloté par Abdelhamid Abaaoud, comme semblent en attester plusieurs indices, ou s’est-il retrouvé impliqué tardivement dans le projet, par « amitié », comme il l’affirme ?

Le « convoi de la mort »
Dès les premières heures de l’enquête, Mohamed Abrini est identifié, avec son ami Salah Abdeslam, comme l’un des principaux suspects des attentats de Paris. Des caméras de vidéosurveillance ont capturé ses trois trajets entre Bruxelles et la région parisienne dans les jours précédant les attaques. Les 10 et 11 novembre, il a accompagné les frères Abdeslam pour louer les planques dans lesquelles les terroristes passeront leur dernière nuit.

Le 12 novembre, il escorte les dix kamikazes qui cheminent vers Paris à bord de trois voitures, le « convoi de la mort », comme il le décrit lui-même. Curieusement, il ne passe que très peu de temps dans les chambres louées…

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