Publié le: mar, Jan 31st, 2017

Affaire Penelope Fillon : la bourde de Rugy sur la rémunération de ses collaborateurs

François de Rugy pensait profiter de l’affaire Penelope Fillon pour montrer sa probité. Sa démonstration se retourne contre lui.

Le tweet a été effacé mais, grâce à quelques vigies de la toile, il n’a pas disparu. Lundi soir, François de Rugy, candidat malheureux à la primaire à gauche (3,83% au premier tour), a fait l’erreur, pour démontrer sa transparence en comparaison de l’affaire Fillon, de poster sur le réseau social des photos des bulletins de salaire de ses deux collaborateurs parlementaires qu’il venait de signer. Avec ce message : « ce soir avant de quitter le bureau, je signe les fiches de paye de deux de mes collaborateurs parlementaires. #PenelopeGate ».

S’il avait pris soin de masquer les noms avec un stylo, le député écologiste a omis de flouter les numéros d’Insee, qui correspondent aux numéros de Sécurité sociale. L’un de ces collaborateurs est donc un homme né en janvier 1983, l’autre est une femme née en février 1964. Entre cet homme de 34 ans et cette femme de 52 ans, dont on ignore les missions, le « net à payer » démontre une inégalité criante de rémunération : 20 nets de l’heure pour lui, 15,1 euros pour elle.

« Donc si vous êtes une femme cadre de 53 ans bossant 30 heures de plus qu’un homme cadre de 34 ans, vous êtes payée 10% de moins »… s’agace « Aeris22 ». Qui a interpellé le député mais n’a pas obtenu de réponse.

Lors du troisième débat de la primaire, François de Rugy s’était pourtant distingué. Seul candidat à avoir choisi une femme comme directeur de campagne, il avait défendu la parité entre homme et femme dans toutes les instances de décision. Il n’avait pas évoqué les inégalités salariales.

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