Publié le: mer, Mai 27th, 2015

Des voitures incendiées créent l’émoi à Vaujours

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Des voitures brûlées, dans un département comme la Seine-Saint-Denis, ça n’a rien d’exceptionnel. A Vaujours, ça l’est un peu plus. La petite bourgade de l’est du département jouit d’une réputation plutôt paisible. Alors forcément, lorsque au petit matin d’un week-end de Pentecôte, les riverains découvrent des carcasses calcinées, la surprise est plus forte qu’ailleurs.

Le feu a pris dans la nuit de samedi à dimanche, place de l’Eglise. Bien que les carcasses aient été amenées à la casse, la nouvelle s’est vite répandue et suscite les interrogations. « Notre ville n’est pas si tranquille que ça », souffle un Valjovien qui se demande pourquoi aucune information ne filtre.

Du côté de la mairie, on prend au sérieux la situation. « Il y a deux semaines ce sont deux cabanons des jardins familiaux dans le même secteur qui ont été incendiés », relate le maire (UDI) Dominique Bailly.

Des cracheurs de feu aperçus sur la place
Le maire n’était pas là le week-end dernier. Mais il a appris qu’un riverain aurait appelé la police nationale, pour signaler « la présence de jeunes réunis, parmi lesquels des cracheurs de feu ». « La police nationale n’est pas venue », déplore l’élu. Quant aux agents de la police municipale intercommunale (que se partagent Vaujours et Coubron), ils faisaient le pont.

« Le prêtre a été questionné, mais il n’a rien vu de particulier », assure-t-on au diocèse. La mairie s’interroge sur le lien entre ces incendies et des jeunes qui se réunissent régulièrement dans le secteur. « Ce sont des jeunes Valjoviens et d’ailleurs, qui organisent des barbecues sauvages, consomment de la drogue, ou crachent du feu. » Sans faire de lien avec les incendies du week-end, il pense que leur présence trouble le quartier.

La ville compte sur l’installation prochaine d’une caméra de surveillance, rue de l’Eglise. La préfecture a alloué une subvention et validé le périmètre d’installation par arrêté en décembre dernier. La ville a d’autres demandes en cours d’instruction. Environ 35 dossiers de demandes de subvention de vidéoprotection sont instruits chaque année par la préfecture de Seine-Saint-Denis et transmis au ministère.

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