Publié le: mer, Oct 8th, 2014

Sarkozy ou Fillon, comment (ne pas) choisir

, … Lundi soir à Vélizy-Villacoublay (Yvelines), la troisième réunion publique de Nicolas Sarkozy fourmillait de fillonistes. Charge à eux ensuite d’expliquer pourquoi ils soutiennent, pour la présidence de l’UMP, le grand rival de leur champion pour la présidentielle de 2017.

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Sans renier leur engagement, ni insulter l’avenir. « François Fillon n’est pas candidat à la présidence de l’UMP », argumente Valérie Pécresse sur France 2, sitôt le meeting terminé. « On peut avoir la double nationalité », tente non sans humour Eric Woerth le lendemain matin sur Europe 1. Tous deux affirment continuer de travailler avec François Fillon. Cependant, ils se disent aussi libres de leur choix pour la primaire de 2016, qui désignera le candidat de l’UMP à la prochaine présidentielle.

D’ici là, peut-on être sarko-filloniste, comme le revendique Philippe Goujon, lui aussi soutien de l’ancien Premier ministre pour 2017, mais pro-Sarkozy pour la tête de l’UMP ? Pour Eric Woerth, la question est simple. « Ils ne sont pas candidats à la même chose, il faut procéder étape par étape », explique le député-maire de Chantilly (Oise).

Une troisième voie

Alors, entre les non-alignés et ceux qui ont lâché Fillon pour rallier Sarkozy corps et âme (comme François Baroin ou Laurent Wauquiez, présent à Vélizy lundi soir), certains ont choisi une troisième voie : « Ils votent Sarkozy pour l’UMP, sans lui donner pour autant un blanc-seing pour la présidentielle. » « Je ne suis pas forcément totalement convaincue par ses propositions », assume d’ailleurs Valérie Pécresse, qui compte bien faire entendre les siennes.

Oui, assure Woerth, il est possible de consolider l’UMP avec Nicolas Sarkozy et de travailler avec François Fillon, « sans que ce soit de l’équilibrisme ». « La prochaine élection, elle est interne à l’UMP. Pour la primaire, c’est beaucoup trop tôt », poursuit celui qui veut laisser le jeu ouvert, puisqu’« on ne sait pas dans quel état sera la France en 2017 ».

« Personne, à part moi, n’a envie de prendre un engagement maintenant. Chacun a besoin de se sentir libre », admet Jérôme Chartier. Ce proche de Fillon assure que, du côté de l’ex-Premier ministre, on vivait ça de façon très détendue. « François Fillon n’étant pas candidat à la présidence de l’UMP, il a dit à ses amis de choisir qui bon leur semblait. » L’optimisme du député du Val-d’Oise n’est en tout cas pas entamé : « Quand quelqu’un dit qu’il continue d’accompagner François Fillon et de travailler avec lui, pensez-vous que cette personne va changer d’avis à la veille de la primaire ? » Réponse en 2016… ou même avant.

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