Publié le: ven, Sep 26th, 2014

VIDEOS : Nicolas Sarkozy : la démonstration de force

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L’ex-chef de l’Etat tenait jeudi soir dans le Nord son premier meeting de campagne pour la présidence de l’UMP. Il a assuré qu’il y aura une primaire à droite.

Une salle polyvalente pleine à craquer au milieu des barres d’immeuble d’un quartier populaire de Lambersart dans le Nord. Entre 4.000 et 5.000 personnes selon les organisateurs. Après le message Facebook, après l’entretien sur France 2, rien n’avait été laissé au hasard pour le premier meeting de Nicolas Sarkozy , lui qui veut, comme l’a martelé son porte-parole, le député-maire de Tourcoing Gérald Darmanin , placer sa campagne sous le signe « du retour au peuple ». Une formule qui tente de résoudre l’équation difficile de Nicolas Sarkozy pour cette campagne : celle de revenir pour prendre la tête de l’UMP tout en visant, bien évidemment, la présidentielle de 2017. Les militants d’ailleurs, ne s’étaient pas trompés, qui criaient « Hollande en Corrèze, Sarkozy à l’Elysée ». A Lambersart, Nicolas Sarkozy voulait s’adresser à la fois aux militants et aux Français -et il a d’ailleurs commencé son discours par un hommage à Hervé Gourdel, l’otage assassiné mercredi en Algérie.

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« Un nouveau souffle »

Mais l’objectif était de s’adresser à eux via une démonstration de force, quand son entrée dans l’atmosphère n’a sans doute pas été aussi triomphale qu’espérée, tant les Français semblent encore, selon les sondages, sceptiques. Bref, un retour devant le peuple et les militants en « sauveur », en premier opposant, en leader, lui qui a de nouveau fustigé les « mensonges » de François Hollande, déploré les « divisions » qui ont « ridiculisé notre famille politique », et s’est posé en seule alternative entre « l’humiliation que nous vivons aujourd’hui » -François Hollande– et « l’isolement » – le FN. D’où, a justifié l’ex-chef de l’Etat, sa candidature à la présidence de sa « famille », pour la doter d’un « projet de gouvernement ». Au passage, s’il a feint de croire que la question « n’est pas de savoir qui ira ou n’ira pas » à la présidentielle – manière de dire que ses rivaux sont obsédés par la présidentielle quand lui ne le serait pas -, Nicolas Sarkozy a assuré qu’il y aurait des primaires. « Qui pourrait douter qu’il en fût autrement ? » s’est-il gaussé, sous-entendant que les mises en garde dernièrement d’Alain Juppé était « une inutile querelle ».

 http://youtu.be/c5v5UWOPcTQ

Et sur le fond, critiqué sur France 2, Nicolas Sarkozy a voulu aller plus loin, assurant que tout devrait « être revu de fond en comble », qu’il faudrait « s’adapter pour retrouver les voies du génie français. » Il s’est interrogé sur une « politique fiscale et économique » qui « permette de retrouver la croissance », pointant les règles et contrôles. Il s’est aussi interrogé sur le principe de précaution, déplorant que la France « ne profite pas » du gaz de schiste, quand sa majorité avait interdit son exploitation. Il a botté en touche sur le mariage pour tous, remettant une décision collective à plus tard. Mais il a prévenu que les Français – et en premier lieu les fonctionnaires, dont le nombre devra être réduit – devront travailler davantage. Pour les chômeurs, il a redit que les droits allaient avec des « contreparties » ; même chose sur le RSA, qu’il veut proposer aux Français de conditionner à des heures travaillées. Nicolas Sarkozy a également remis en cause Schengen et l’aide médicale aux étrangers. Une ligne qui rappelle la campagne de 2012. Et puis il a proposé deux référendums : l’un pour réduire le nombre de parlementaires, l’autre sur la fusion des régions et des départements. Une démonstration de force pour tenter de tuer le match à droite.

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