Publié le: mer, Sep 24th, 2014

Génériques : une consommation inégale selon les régions

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Les médicaments représentent 20 % des dépenses de santé, soit environ 33,5 milliards d’euros en 2013. Un chiffre que les responsables du budget aimeraient faire baisser. L’utilisation des médicaments génériques fait partie de l’équation : l’entreprise de conseil spécialisée dans la santé, IMS Health, a réalisé une enquête auprès de 14 000 pharmacies sur les 22 000 qui émaillent le territoire métropolitain.

La région Pays-de-la-Loire est en tête du classement, avec un taux de substitution de 84 %, contre 67 % pour la Corse, mauvais élève des génériques. L’Alsace et l’Ile-de-France ne sont pas très vertueuses non plus, avec des taux de 74 et 75 %, soit sous la moyenne nationale (77,8 %).

Un taux de 80 % veut dire que, pour 100 unités prescrites qui peuvent êtresubstituables, 80 sont délivrées avec des génériques. L’UCD (unité commune de dispensation) est un moyen de standardiser les données entre produits différents pour les rendre comparables. Par exemple, une boîte de 30 comprimés représente 30 UCD et peut-être ainsi comparée à d’autres médicaments présentés en boîte de 15, 30, 45…

Le coût de l’incitation aux pharmaciens

La Cour des comptes, dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale, publié mi septembre, montre que la politique de diffusion des médicaments génériques, basée uniquement sur les pharmaciens, génère des résultats « trop modestes » pour « des coûts trop élevés ».

Entre 2007 et 2012, les incitations financières ont coûté 5,9 milliards d’euros. « Sur 2 euros d’économies potentielles, 1 euro est accordé aux pharmaciens », résume-t-elle. Les pharmaciens ont obtenu lors de négociations avec les autorités des conditions intéressantes pour lesmotiver à substituer autant que possible.

L’attitude et les rapports entre la caisse régionale de sécurité sociale (et l’agence régionale de santé) et les médecins peuvent aussi être un facteur influençant le taux de substitution.

Quant au rôle des médecins, en tant que prescripteurs, en début de chaîne, l’étude d’IMS Health souligne un taux de prescriptions substituables de 65 à 68 %, moins hétérogène entre les régions mais plus faible en moyenne que le taux de prescription définitive, en pharmacie.

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