Publié le: lun, Sep 15th, 2014

Barack Obama irrité par François Hollande sur la question des otages

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Le président américain reproche à son homologue français de clamer que la France ne paie aucune rançon pour libérer ses ressortissants pris en otage alors que dans les faits, c’est l’inverse qui se produit.

Alors que la coalition anti-djihadistes s’organise progressivement et prépare sa riposte ce lundi à Paris , Barack Obama a critiqué la politique de la France en ce qui concerne le paiement des rançons aux terroristes détenant des otages.

Dans un entretien accordé au « New York Times » , le président américain – qui explique la stratégie qui va être déployée pour venir à bout de l’Etat islamique en Syrie et en Irak – revient sur le décès de deux journalistes américains (ndlr : l’interview est datée du 13 septembre, soit avant le décès de l’otage britannique David Haines) exécutés par les terroristes d’EI.

Au passage, il rappelle que les Etats-Unis ne paient jamais de rançon aux terroristes, pour éviter d’encourager d’autres enlèvements. Puis, il s’irrite surtout du fait qu’en dépit de ce qu’affirme François Hollande, la France n’est pas sur la même ligne, rapporte le « NYT ». Pour mémoire, le quotidien américain avait estimé, fin juillet , que la France avait versé près de 60 millions de dollars en six ans pour libérer ses ressortissants détenus en otage par al-Qaida au Maghreb islamique. Ce qui en fait de loin le pays versant le plus d’argent à ce groupe terroriste.

La famille d’un otage américain menacée de poursuites par un membre de l’administration ?

Cette sortie de Barack Obama intervient alors qu’aux Etats-Unis, une polémique a vu sur le jour, ce week-end, à ce propos. La famille du journaliste James Foley, assassiné en août par l’Etat islamique, dit avoir été menacée de poursuites par un membre de l’administration américaine en cas de versement d’une rançon pour sa libération.

La mère et le frère du reporter américain ont déclaré à ABC News qu’un militaire travaillant pour le Conseil de sécurité nationale les avait avertis à plusieurs reprises qu’ils risquaient une inculpation au pénal dans un tel cas de figure. « Nous avons pris ça pour une menace et c’était épouvantable (…) A trois reprises, il nous a intimidé avec ce message. Nous étions horrifiés qu’il dise ça. Il nous a simplement dit que nous serions poursuivis. Nous savions que nous devions sauver notre fils, nous devions essayer. », a déclaré Diane Foley, la mère du journaliste.

La Maison blanche a refusé de commenter ces déclarations, mais une porte-parole du Conseil de sécurité nationale interrogée par ABC a déclaré que la famille Foley avait été informée des lois américaines interdisant le financement du terrorisme, mais elle a nié qu’elle ait été menacée de poursuites. De son côté, le secrétaire d’Etat, John Kerry, a lui affirmé qu’il ignorait totalement cet incident. « Je ne tolérerai pas que quiconque au sein du département d’Etat fasse de telles déclarations », a-t-il dit.

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