Publié le: mer, Sep 10th, 2014

Equipe de France : C’est mission impossible…

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Face à une invincible armada espagnole, promise à disputer la médaille d’or aux Etats Unis, l’équipe de France joue ce mercredi, à Madrid (en direct sur notre site dès 22h), un quart de finale de Coupe du monde a priori joué d’avance. Pourtant, les Bleus, même privés de Tony Parker, veulent croire en leurs chances.

C’est un défi qui nécessite de convoquer les plus grands exploits du sport français. Une mission impossible comme ont pu l’être autrefois la demi-finale de Coupe du monde de rugby, remportée à la surprise générale par le XV de France face aux All Blacks à Twickenham, en 1999, ou la finale de Coupe Davis, arrachée par les Bleus de Noah face aux Etats-Unis à Lyon, en 1991. C‘est un Everest de cette taille que les joueurs de l’équipe de France de basket ont l’ambition de gravir ce mercredi, à Madrid, où l’Espagne, sûre de sa force, devant son public, fait figure d’immense favorite à l’heure de ce quart de finale face aux hommes de Vincent Collet.

Les Tricolores, après avoir rempli leur contrat dans ce Mondial, sont en quête de bonus. Un exploit hypothétique que les champions d’Europe avaient su signer en demi-finales du dernier Euro. A ceci près que les Bleus évoluaient alors au grand complet, emmenés par Tony Parker, face à des Ibères diminués à la différence par les absences à l’époque. L’an passé, T.P. et les siens avaient dû évoluer à leur meilleur niveau pour venir à bout de cette Espagne fragilisée (75-72, a.p.). Et la France, même sans démériter, a pu mesurer la différence la semaine passée, à l’occasion d’une première confrontation lors de la phase de poule, conclue sur un score sans appel (88-64) en faveur des hôtes de cette Coupe du monde.

Diot: « On cherchera à les jouer les yeux dans les yeux »

« La semaine dernière, on ne joue pas un grand match, convient le capitaine Boris Diaw, s’exprimant sur le site site de la Fédération (ffbb.com). On peut limiter beaucoup nos erreurs. Je ne me voile pas la face, je sais qu’ils sont très forts. Si on réalise un match quasi parfait, c’est jouable. Mais on ne gagnera pas en faisant un match moyen. A la fin, je veux surtout qu’on ne nourrisse pas de regrets. Il va falloir faire preuve de dureté parce que s’ils peuvent installer tranquillement, leur jeu c’est là qu’ils sont à leur meilleur niveau. »

 

Y croire malgré tout. S’en persuader coûte que coûte et se nourrir de la certitude d’avoir les moyens de faire mentir ce scénario écrit d’avance, à l’image d’Antoine Diot : « C’est un match qu’on pense pouvoir gagner, assure le meneur de jeu. On doit regarder la réalité en face. L’Espagne est favorite, joue à domicile, aligne la meilleure équipe de son histoire. Mais c’est un match de basket. Personnellement j’ai perdu contre l’Islande une rencontre que je n’aurais jamais dû perdre (en 2006, en poules, à l’Euro juniors, conclu par la médaille d’or, ndlr). On ne sait jamais ce qui peut se passer. Ils auront peut-être un peu plus de pression et on cherchera à les jouer les yeux dans les yeux. En poule, les balles perdues nous ont fait très mal. Cela va être important d’imposer notre rythme parce que s’ils commencent à courir, sur l’euphorie, ça s’annonce compliqué. L’Espagne, c’est un rouleau compresseur qui te met la pression pendant 40 minutes. » Y résister serait une performance de premier choix. Le stopper ferait entrer ces Bleus au panthéon du sport français.

 

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